mardi 29 décembre 2009

Pour vous connaître... 4

mardi 29 décembre 2009 9
La quatrième édition du sondage "Pour vous connaître..." est maintenant finie d’être terminée...

À chaque mois, dans la colonne de droite de mon blogue, il y a un sondage que vous pouvez répondre en toute anonymat.

Comme je suis curieux de savoir quel genre de personne vient me lire, je vous invite à répondre. Ça prend deux secondes (ou trois)...

Ce mois-ci, je vous demandais : En couple, vous êtes...

- Fidèle (102 répondant(e)s, 61%)
- Infidèle (20 répondant(e)s, 11%)
- Frencher ça comptes-tu? (32 répondant(e)s, 19%)
- Je réponds pas sans mon avocat (13 répondant(e)s, 8%)

Incroyablemantastique, 167 participant(e)s!!! L'objectif de 160 du mois dernier est atteint! MERCI À VOUS TOUS!!!

Bon... je commence ma profonde analyse.

Comme ça, vous êtes 61% à affirmer que vous êtes fidèles.

Il y a trois raison qui peut expliquer cette forte tendance.

1- Plusieurs répondant(e)s n'ont jamais été en couple assez longtemps pour commettre un adultère.
2- Certains manquent d'honnêtetés.
3- Beaucoup n'ont pas de guts.

Ok, ok...

Arrêtez de capoter, je suis pas en train de dire : "Trompez-vous les uns, les autres!" comme affirmait le célèbre Babar...

Même si l'infidélité n'a pas une bonne réputation, il en demeure pas moins qu'il est le test ultime pour vérifier la solidité de son couple.

Alors je vous dis : Pensez-y...

Passons aux infidèles, maintenant.

Vous êtes 11% à avouer votre faiblesse pour la chaire interdite. Pour vous, la vie est un buffet sexuel et il n'y a qu'à se servir.

J'installe un contexte...

Vous êtes en couple depuis seize ans, votre vie est encrassée dans la routine, vous aimez votre amoureux(se) quand même mais un soir, alors que le vin rentrait bien, vous avez succombé aux charmes d'un(e) collègue de bureau.

Une seule petite fois... ou deux. Moi, ça me scandalise pas.

Tant que ça arrive pas à ma blonde...

Mais si vous êtes du genre à pas pouvoir vous empêcher d'être charmé par tous ce qui vous entoure au point de coucher avec un sans-abri qui vous demande du change, faudrait peut-être repenser à la base même de votre vie.

Parce qu'à bien y penser, si vous aimez la diversité sexuelle, pourquoi avoir un(e) conjoint(e)???

La vie est déjà assez compliquée de même, arrêtez d'essayer de nager avec des boulets aux chevilles de vos pieds!

Séparez-vous et profitez de la vie!!!

Pis si vous avez peur que vos enfants soient tristes, vous avez juste à dire qu'ils vont avoir deux fois plus de cadeaux à Noël.

Je vous jure, les enfants vont vous remercier de vous être séparé, le divorce c'est à la mode.

Next!!!

Les "frencher ça comptes-tu", maintenant. Vous représentez quand même 19% du sondage.

Que dire???

Agace-pissette, peut-être?

Parce que moi, à chaque fois que j'embrasse des baisers c'est dans l'idée d'aller plus loin...

Pas vous?

Sinon pourquoi s'embrasser???

Peut-être pour se prouver qu'on pogne encore même si on est en couple?

Désolé, je peux pas comprendre parce que pour moi, frencher est la première étape d'une future baise.

Vous êtes bizaaaaaaaaarre!!!

Ne reste plus que les "Je réponds pas sans mon avocat", un maigre 8%...

Vous êtes paranoïaque ou quoi???

Ok, juste pour vous faire chier...

Je vous mets dans les infidèles!!!

Hahaha!

Les statistiques des infidèles deviennent donc : 33 répondant(e)s, 19%!!!

HAHAHAHAHAHAHA!!!

(Silence)...

Bon... c'est assez pour aujourd'hui.

Ce mois-ci la question sera toute simple : "Votre âge est..."

- Moins de 20 ans.
- Entre 20 et 29.
- Entre 30 et 39.
- Entre 40 et 49.
- Entre 50 et 59.
- Entre 60 et 70.
- Plus de 70.
- Plus de 150 (Pour elfes seulement).

Pas d'objectif pour ce mois-ci, je compte sur votre enthousiasme personnel!!!

Allez, mes z'amours de lecteurs(trices), je vous embrasse fowrt fowrt et merci de prendre le temps de répondre!

Patrick Duval
Psychologue non-diplômé

*Photo: http://www.theatreinfo.lu/spip.php?article1025

mardi 22 décembre 2009

Une belle histoire de Noël

mardi 22 décembre 2009 20
Cet après-midi dans la journée, j'étais au Panini en train d'essuyer des ustensiles avec Joanie...

Aaaaaah, Joanie! Son odeur me donne automatiquement une érection quand je m'approche à moins de 43 centimètres d'elle.

Je sais, j'ai déjà mesuré...

Anyway...

On jasait tout bonnement quand Jason est passé. Elle et lui se sont fait un petit sourire complice pis Jason a continué son chemin.

Holy fuck!!!

Il se passait quelque chose!

(Moi) : Est-ce que tu couches avec Jason???

Elle était mal à l'aise.

(Moi, en panique) : T'AS PAS ÉCOUTÉ MES CONSEILS???

Sa face a pris un air "je suis plus une enfant ".

(Joanie) : Capote pas, relaxe. J'ai le droit de faire ce que je veux!

Oh fuck, oh fuck, ooooooooh fuuuuuuuck!!!!!!

(Moi) : Dis-moi qu'il s'est protégé!!!

Joanie a semblé scandalisé.

(Joanie) : C'est quoi ton problème, vieux pervers???

Jason est revenu en même temps à ce moment...

(Moi, toujours en panique) : Jason, dis-moi que tu t'es protégé quand t'as couché avec Jo!!!

Jason a regardé Joanie qui a haussé les épaules.

(Jason) : Ça, mon oncle Pat, c'est du domaine privé. Je te trouve pas mal curieux!

J'ai réfléchis pendant exactement quatre secondes.

Je savais très bien que ce que j'allais dire aurais l'effet du bombe pas à retardement...

Fuck it. En quatre secondes, j'ai décidé de détruire Jason et de donner le célibat à Joanie pour Noël.

(Moi) : La pute que t'as fourré l'autre soir avait un paquet de MTS!!!

Joanie, avec une face de poisson hors de l'eau, a pas hésité d'hésitation. Elle a violement frappé la face de Jason. On pouvait maintenant lire les lignes de la main de Joanie sur la joue du pauvre gars...

Joyeux Noël!!! Hohoho!!!

(Joanie) : T'AS BAISÉ UNE PUTE MON GROS PORC??? TU T'ES PROTÉGÉ AU MOINS???

Je suis parti à rire!

(Moi) : Non!!! La pute était allergique au latex!!!

Joanie a pété une crise de larmes en s'enfuyant à la course.

Jason me regardait d'un regard de grizzly qu'on avait nourri à la salade iceberg pendant trois ans...

Moi, je pouvais pas arrêter de rire. Jason m'a pogné par le collet, j'ai pensé en manger une.

(Jason) : Comment tu sais pour son allergie au latex, hein??? Comment tu l'sais mon osti de sale???

(Moi) : Parce que c'est moi qui a payé la fille pour te donner ses nombreuses MTS! C'était pour me venger de toi pis Leduc pour la crosse de Mireille!

Jason m'a lâché.

(Jason) : Tu veux dire que j'ai le pénis malade en ce moment???

(Moi) : Ouais. Des morpions, l'herpès, la chlamydia pis la syphilis.

Jason avait pas l'air bien. Comme un teint vert. D'après-moi, il devait être malade... Hahaha!!!

(Jason) : Tu me niaises???

(Moi) : Non.

(Jason) : Tu m'as donné tout ça, mon crisse???

J'ai souri.

(Moi) : Faut être généreux pendant le temps des fêtes. Joyeux Noël, mon Jason!

(Silence)...

Vous êtes inquiet pour Joanie? Ne vous en faites pas, voyons. À l'image d'une histoire de Noël, mon billet se termine bien.

Comme Joanie a été sage toute l'année, sous son arbre de Noël le 25 décembre, il y aura une crème qui guérira toutes ses maladies comme par magie magique...

Comment je sais ça?

C'est un lutin femelle du Père Noël que je baise de temps en temps qui me l'a dit!

*Photo: http://www.sexysantaoutfit.net/

Joyeux Noël à vous tous mes z'amours de lecteurs et lectrices! Je vous reviens le 26 décembre, en attendant pour les intéressées, je distribue des cunnilingus gratos! C'est ça avoir l'esprit des fêtes!

samedi 19 décembre 2009

La France à son meilleur

samedi 19 décembre 2009 20
Ok...

Deuxième fois seulement que je mets une vidéo ici. Cette fois c'est pour une bonne raison.

Je veux savoir...

Qui est cette reine de la nymphomanie, mère de tous les fantasmes???

(Bave sur le bord de la bouche)...

Bon... je sais qu'elle s'appelle Caroline Marre, mais je veux en savoir plus. Je veux la contacter!!!

En plus de posséder les dix critères que je recherche chez une femme parfaite, elle parle aussi comme une femme parfaite!!!

Mesdames, à vos crayons et prenez des notes...




Si vous connaissez son adresse e-mail, faites-moi signe.

Je déménage en France si il le faut...

Lien: http://www.youtube.com/watch?v=eZiHONOck7Q

jeudi 17 décembre 2009

Deux jumelles en même temps

jeudi 17 décembre 2009 17
Quand je me suis réveillé ce matin, j'ai fait du café et je me suis réchauffé une pointe de slice de pizza...

J'ai allumé la télé et regardé un épisode de La soeur volante en me demandant comment le producteur s'y était pris pour vendre un concept pareil à un télédiffuseur.

Une fucking soeur qui vole et qui résout des crimes en posant des milliers de questions comme Columbo! Faut être gelé en crisse pour penser à ça, non???

Anyway...

Le téléphone a sonné, ça m'a fait un peu chier, finalement La soeur volante j'aimais ça.

C'était Nadine, la soeur de Leduc, ma nouvelle blonde depuis une quinzaine d'heures...

(Nadine) : Viens chez-moi immédiatement, j'ai une surprise pour toi.

Une surprise!!!

Elle avait même pas raccroché que déjà j'étais en direction de chez elle.

Une surprise, ça voulait dire soit un cadeau ou, au pire, une intense séance de sexe. La joie du plaisir frétillait en moi...

J'ai grimpé comme un puma les trois étages d'escaliers menant chez Nadine.

Elle a ouvert la porte.

(Moi, vraiment essouflé) : Salut... je suis-là... pour la surprise.

J'avais peine à reprendre mon souffle. Nadine me regardait les yeux ronds.

(Nadine) : Wow! T'as fait dix kilomètres en quatre minutes!

Je suis entré. Dans le salon, il y avait deux filles assises parterre qui regardaient la télé. Deux jumelles aux cheveux blonds avec des lulus et qui portaient une jupe d'écolière.

Deux filles d'environ sept ans.

(Nadine) : Je te présente Julie et Suzie, les petites jumelles de mon cousin.

Fuck les jumelles...

(Moi) : Ouais... cool... ok, pis... ma surprise?

Nadine a souri un petit sourire...

(Nadine) : Attends, je reviens, je dois descendre à ma voiture.

Nadine est sortie, je me suis assis sur le divan, pogné à regarder Les frères Scott...

Les deux petites se sont levés et sont venu s'asseoir sur le divan, une à ma gauche, une à ma droite. Elles me fixaient avec des yeux graves.

What the fuck???

Je savais même plus qui était Suzie ou Julie.

(Julie) : Tu es le nouvel amoureux de matante?

(Moi) : Euh... oui, non... en fait, je sais pas ce que j'ai le droit de vous dire.

(Suzie) : Tu peux tout nous dire.

Sept ans et déjà avec la mentalité d'une femme.

(Julie) : Tu as planté ta graine?

(Moi) : HEIN????

(Suzie) : Maman a dit que pour faire des bébés, le monsieur doit planter une graine dans le ventre de la madame.

(Moi) : Non, non, non, moi pis votre tante on veut pas de bébés!

Julie a plissé les yeux.

(Julie) : T'aimes pas les enfants?

(Moi) : Non. Euh, j'veux dire oui, mais juste quand ils sont adultes.

(Suzie) : Es-tu riche?

(Moi) : Quoi???

(Julie) : As-tu de l'argent???

Mais qu'est-ce que faisait Nadine???

(Moi) : Me semble que votre tante prend du temps longtemps...

(Julie) : Oublie notre tante...

(Suzie) : Pis répond aux questions. Es-tu riche comme Oncle Picsou?

Les fillettes commençaient à me tomber sur les nerfs.

(Moi) : J'ai assez d'argent pour payer un maniaque qui va vous tuer si vous arrêtez pas de poser des questions... Ok?

Suzie et Julie se sont regardés avec leur face de bitch.

(Julie) : Ici, c'est nous qui commande.

(Suzie) : Tu fermes ton clapet pis tu réponds.

Grrrr...

(Grande inspiration)...

Pas personne écoeure Pat Duval. Certainement pas des filles de sept ans.

(Moi) : Ok. Shootez vos questions.

Les filles ont sorti crayons et pad pour noter des notes...

(Julie) : Es-tu fidèle avec ton amoureuse?

(Moi) : Oui. Je les assassine toujours avant de les tromper.

Elles ont pris ma réponse en note sans broncher.

(Suzie) : Dépenses-tu des sous au casino?

(Moi) : Non, j'ai pas le droit d'aller au casino depuis que j'ai essayé d'y faire un hold-up.

Les fillettes ont encore écrit. j'ai regardé ma montre, Nadine avait disparu depuis maintenant dix minutes.

(Moi) : Écoutez les filles, votre tante à peut-être eu un...

(Julie) : Il reste quelques questions. As-tu des problèmes de comportement comme être souvent fâché, être frustré ou crier des mots pas gentil?

(Moi, en haussant le ton) : Crisse, ta tante est peut-être blessée, Suzie!

(Julie, avec un air impassible) : Moi c'est Julie. Réponds aux questions. As-tu des problèmes d'impatience?

Je me suis levé.

(Moi) : Ok, c'est assez les questions! Elle est où Nadine???

(Suzie) : Te sens-tu perdu desfois?

Je tournais en rond dans le salon, je savais plus quoi faire.

(Julie) : Es-tu un monsieur responsable?

Et si je foutais le camp??? Byebye la soeur de Leduc et les jumelles de Satan.

Puis, finalement, le soulagement.

(Suzie) : Dernière question.

Je regardais vers la porte, toujours pas de trace de Nadine. Je priais pour que ma surprise soit intacte.

(Julie) : Complète la phrase suivante : "The dark side of the..."

HEIN???

(Moi) : Twins?

Suzie et Julie ont hoché la tête de dépit en notant ma réponse puis Julie a regardé la porte.

(Julie) : Ok, matante Nadine, tu peux revenir!!!

Nadine est réapparut dans le salon. Je comprenais absolument rien. Elle a regardé les jumelles.

(Nadine) : Alors les filles, diagnostic?

Les fillettes se sont levées bien droites.

(Suzie) : En plus d'utiliser un registre de langage vulgaire, j'ai noté une propension sévère à détester les enfants et une tendance meurtrière inexplicable pour cause de manque de temps à pousser la psychanalyse au maximum.

(Julie) : Monsieur Duval présente de nombreux symptômes d'une mauvaise gestion de sa colère, il semble être victime de kleptomanie et de compulsivité aux jeux et possède la mauvaise habitude de dépenser son argent dans l'emploi de tueurs à gage. De plus, ses connaissances musicales sont nulles.

La petite Julie m'a regardé d'un air snob.

(Julie) : C'est "The dark side of the MOON", Monsieur Duval. Pink Floyd, 1973.

Je lui ai tiré la langue, crisse de salope.

(Nadine) : Verdict?

Julie et Suzie se sont regardées.

(Suzie et Julie, en même temps) : D-!

D-??? C'était vraiment chien. J'avais envie de prendre les jumelles et les balancer par la fenêtre. Du troisième étage de chez Nadine. Juste pour vérifier si ces deux connasses de soeurs pouvaient voler.

Nadine m'a regardé, mal à l'aise.

(Nadine) : Je crois que ça pourra pas marcher toi pis moi, Pat. On est mieux d'arrêter ça ici. C'est bien connu, la vérité sort de la bouche des enfants.

(Silence)...

J'en revenais pas!

Quelle grosse conne!!!

(Soupir)...

Elle m'avait même pas donné ma surprise!

*Photo: http://kodakgirl.blogs.allocine.fr/kodakgirl-154130-la_soeur_volante___1967_1970.htm

mercredi 16 décembre 2009

Vengeance, amour et fajitas

mercredi 16 décembre 2009 10
Vendredi, quand j'ai laissé le portefeuille de Leduc sur les lieux où j'avais pété la gueule de cinq pas vieux jeunes voyous, je croyais qu'ils allaient aller se plaindre à la police...

Pis sacrer Leduc dans le trouble. Ainsi, ma vengeance aurait été complète.

Mais les choses ont pris une autre tournure...

À mon avantage.

Les voyous ont noté l'adresse de Leduc sur son permis de conduire. Hier, quand il est sorti de chez lui, quinze gars ont sauté dessus pour lui donner la volée du siècle des cent dernières années...

Un combat vraiment inégal. Comme si Bruce Lee avait décidé de se battre contre Passe-Montagne...

Leduc a vraiment été amoché. Il est même tombé dans le coma.

Il se repose en paix à l'hôpital Charles-Lemoyne aux soins intensifs...

Ce matin, je suis allé le voir. Sa mère, le chum de sa mère, son père, la blonde de son père, un cousin, ses trois frères et sa soeur était-là.

Contrairement au reste de la famille, la soeur était vraiment cute. J'ai pensé un instant qu'elle avait sûrement été adoptée.

(Moi) : Bonjour... je m'appelle Patrick Duval. Je suis un collègue de travail de François.

Tout le monde m'a salué d'un inaudible murmure. J'avais l'impression d'être à un enterrement.

(Moi, voulant mettre du pep) : Voyons, c'est pas encore les funérailles! Y'a de l'espoir!

La mère s'est mise à pleurer, les trois frères et le cousin ont serré les poings.

J'ai regardé Leduc pour la première fois depuis mon arrivé. J'avais presque oublié que j'étais venu pour lui, sa soeur était tellement hot.

Holy fuck!

Leduc était méconnaissable. Son corps était branché à plusieurs machines, sa face ressemblait à une poutine italienne qui s'était fait marcher dessus. Il avait le nez à côté de l'oreille droite.

J'ai regardé sa famille.

(Moi) : En tout cas, si il y a des funérailles, le maquilleur va avoir une crisse de job!

La mère a encore pleuré, les trois frères et le cousin se sont approchés de moi.

Le médecin est soudainement entré dans la chambre. La mère a bondit hors de son siège et a sauté sur le docteur, comme un tigre sur un touriste grassouillet perdu dans la savane africaine.

(La mère, en larmes) : Dites-moi, docteur, mon fils vas-tu se réveiller??? Ça fait deux jours qu'il est dans le coma!

Le médecin a jeté un coup d'oeil de regard sur ses notes...

(Médecin) : C'est difficile à dire, ça se pourrait qu'il se réveille jamais. On a le diagnostic de son état de santé : Clavicule fêlé, nez pété, cinq côtes fracturées, un bras cassé, herpès, morpions, syphilis, chlamydia pis peut-être le sida, on n'a pas encore checké pour ça.

La mère a pleuré à nouveau. Les trois frères et le cousin ont regardé le doc d'un air menaçant.

Au fond de la pièce, la soeur semblait triste. Pour lui remonter le moral, j'ai regardé le docteur et j'ai dit : "Doc, si ça peut aider Leduc, je suis prêt à lui donner un rein".

Les trois frères et le cousin m'ont regardé tendrement...

Le médecin a haussé les épaules en voulant dire que j'avais aucun rapport puis a quitté la chambre.

La mère était complètement abattu. Tout le monde essayait de la consoler.

(Les trois frères, en même temps) : On est-là, maman. Ne t'en fais pas!

Pendant que les autres s'occupaient de la mère, je me suis approché de Leduc et doucement penché vers son oreille.

Je voulais savourer pleinement ma vengeance.

(Moi, en murmurant dans l'oreille de Leduc) : On fuck pas avec Patrick Duval. Ça va t'apprendre à m'avoir humilié.

J'ai regardé la soeur de Leduc qui était dans les bras de sa mère.

(Moi, toujours à Leduc) : Pis ce soir, je vais fourrer ta soeur et peut-être même devenir ton beau-frère un jour.

Les machines se sont toutes misent à biper en même temps, Leduc a ouvert les yeux d'un seul coup, grand comme des assiettes.

Il avait l'air en panique, il gesticulait dans tous les sens en criant des mots incompréhensibles.

(Leduc) : Aaaargh, aarrrgggoonnn grrrrrr pssssccht gagagagaga!!!

La famille était sous le choc, des infirmières sont entrés en courant et ont mis un masque à oxygène sur la gueule de Leduc. Il s'est calmé puis endormi.

Le médecin est revenu, il a regardé la mère de Leduc.

(Médecin) : Le coma est maintenant de l'histoire ancienne, reste juste à espérer qu'il ne sera pas légume.

Le docteur est parti aussi vite qu'il était arrivé. Les trois frères et le cousin sont partis à sa poursuite pour le battre.

La mère, vraiment heureuse, s'est approchée de moi.

(La mère) : Je t'ai vu lui parler juste avant qu'il se réveille, qu'est-ce que tu lui as dit?

J'ai regardé Leduc puis la mère.

(Moi) : Je lui ai dit : "Si tu veux pas te réveiller pour toi, fait-le pour ta mère".

Une larme a coulé le long de la joue de la mère. Elle m'a serré très fort dans ses bras.

(La mère) : Merci, Patrick. Merci. Mon François, c'est des amis comme toi qu'il a besoin.

Je sais, je sais. Ma grandeur d'âme impressionne.

Quand la mère m'a lâché, je me suis tourné vers la soeur pour profiter de mon statut de sauveur de frère.

(Moi, à la soeur) : Pis toi? Ça te tentes-tu d'aller te saoûler pis manger des fajitas chez Carlos and Pepe's?

Elle a semblé surprise. Elle a jeté un regard vers son frère sur son lit d'hôpital en sachant pas quoi faire.

(Moi) : Ton frère, il va être encore ici demain.

(La mère) : Vas-y, ma puce. Ça va te faire du bien.

Coooool!!!

J'avais la bénédiction de la mère. Mes chances de baiser venait de monter en flèche.

(Silence)...

La soeur a hurlé des cris toute la nuit...

J'ai jamais entendu une femme jouir aussi fort, je me suis senti comme un dieu du sexe. Pis moi, les femmes qui jouissent fort, j'aime ben ça.

Je crois que je suis amoureux d'amour...

J'espère que cette fois-ci je suis tombé sur la future mère de mes enfants.

(Soupir)...

Pourvu que Leduc soit devenu légume, pour pas ouvrir sa grande trappe.

*Photo: http://onewholeclove.typepad.com/one_whole_clove/2006/12/carlos_and_pepe.html

mardi 15 décembre 2009

Mais où est Mamouchka???

mardi 15 décembre 2009 4
Quand le téléphone a sonné et que j'ai vu d'affiché sur l'afficheur : "Long fucking distance call, yo!", j'ai su que c'était Alexson.

(Moi) : Alexson! T'es où???

(Alexson) : Je peux pas te parler longtemps, mother fucker, moi pis ma gang, on quitte Marseilles dans deux minutes.

(Moi) : Pis??? Mamouchka? Tu l'as retrouvé, la salope?

(Alexson) : On a retrouvé son fucking ancien appart, y'avait un dude qui vivait-là et qui la connaissait. On lui a demandé où était Mamouchka, le hommy a répondu immédiatement, sans résister. Ça nous a frustré, les grandes gueules on aime pas ça, fait qu'on lui a coupé la langue, yo!

Alexson avait la vilaine habitude de couper des morceaux de ses victimes. Moi, ça me faisait complètement capoter. Imaginez comment ça devait être salissant!

(Moi) : Tu lui as coupé la langue parce qu'il avait parlé rapidement trop vite??? C'est vraiment chien! Ce gars-là pourra jamais pus faire de cunnilingus de sa vie!

Alexson a soupiré.

(Alexson) : Écoute, bitch. Tu veux savoir la vie du gars sans langue, bro, ou savoir ce qu'il m'a dit?

Alexson avait raison.

FOCUS!!!

(Moi) : Ok, dis moi... qu'elles furent ses dernières paroles?

(Alexson) : Le fucker nous a dit que Mamouchka avait fréquenté Laurent Chaumien, le grand patron de la French connection.

(Moi) : C'est un joueur de hockey?

(Alexson) : FERME TA GUEULE, BITCH!!!

J'ai arrêté de poser des questions.

Je tenais à ma langue bien pendue...

(Alexson) : La french connection c'est la mafia de Marseilles, bitch. On est allé au bunker de Chaumien, ses gars voulaient pas nous laisser entrer, les cock suckers! Quatre coups de bazooka pour défoncer la porte!!! Quatre! À 10,000 piasses la roquette, ça suce... On a tué les 212 gars de Chaumien, dont la moitié avec des haches, man. Les trois quarts de nos guns avaient été perdu dans les bagages de l'avion.

(Moi) : Pis Mamouchka était-là???

(Alexson) : Shut the fuck up pis écoute, fuck!!! Chaumien nous a eu par l'orgueil, bitch. Il a accepté de nous donner la fucking information qu'on voulait juste si je gagnais contre lui à la pétanque...

(Moi) : Hahaha! Ce Chaumien, il avait 88 ans???

(Alexson, en ignorant ma réplique) : Comme nous, les blacks, on est bon dans tous les sports, j'ai accepté, bro...

(Moi) : Hahaha!, La pétanque c'est pas un sport!!!

(Alexson) : Vas-tu la fermer, fuuuuuuuuuuuuck??? La game a été serrée, j'ai combattu comme un mother fucker pour battre ce maître dans l'art de manier les boules...

(Moi) : Hahaha! Manier les boules!!!

(Alexson) : Ok, funny guy. Je raccroche, bitch.

Bon... Alexson commençait à me tomber sur les nerfs.

Je lui aurais bien donné un coup de pied au derrière du postérieur s'il avait été devant moi...

(Moi, irrité) : Non mais, arrive au fait, crisse! T'as trouvé Mamouchka, fucking oui ou fucking non, you little piece of shit stuck on a donkey ass hole???

Il y a eu un court silence.

(Alexson) : Je suis désolé, Pat... J'ai gagné la game, man, avec un coup à 1 millimètre du cochonnet, bro. J'était full fier. Chaumien nous a dit ce qu'on voulait savoir pis on a tué sa famille avant de partir.

Alexson faisait exprès ou quoi???

(Moi, fâché) : PIS MAMOUCHKA, GROS MORON??? ELLE EST OÙ, CRISSE!!!

(Alexson, vraiment beaucoup trop mal à l'aise) : Avant d'aller à Montréal, elle a habité en Martinique...

QUOI???

(Moi, pas content) : Tu me niaises???

(Alexson, encore ben mal à l'aise) : Chaumien nous a fournit une adresse. Là-bas, ça devrait être plus facile, ce sont nos frères qui y vivent... Écoute, je m'excuse pour t'avoir fâché, j'espère que tu m'en voudras pas. On part pour la Martinique à l'instant et je te rappelle après avoir coupé quelques langues et quelques oreilles... yo!

(Moi, encore fâché) : Ouais... pis t'es mieux de la trouver mon crisse de cave, tu m'en dois une, j'ai sauvé ton chum Lucien d'un incendie en flamme l'autre soir. Fait que grouille ton cul pis ramène moi Mamouchka et tous ce qu'elle m'a volé!

Alexson a raccroché en multipliant mille et une excuses...

(Soupir)...

Non mais...

Si je lève pas le ton un peu, il fera rien pour retrouver Mamouchka!

*Photo: http://sportsillustrated.cnn.com/multimedia/photo_gallery/0901/nhl.classic.lines/content.7.html

lundi 14 décembre 2009

Un bon gars

lundi 14 décembre 2009 5
Samedi, pendant que je retirais mon condom, jai dit à Noémie qu'elle et moi c'était fini.

Contre toute attente, elle s'est mise à pleurer des larmes. Moi qui pensait qu'elle aimait souffrir et qu'une peine d'amour lui ferait plaisir...

Elle pouvait pas s'arrêter de brailler, ses lèvres tremblaient en faisant un bruit métallique à cause de ses cinq anneaux qui s'entrechoquaient.

(Noémie) : Pourquoi, Pat? Pourquoi? C'est toujours la même chose, tout le monde veut se débarrasser de moi!

C'est ça les ados, ça voit tout en noir.

(Moi) : Noémie, t'as 17 ans. J'avoue aimer les filles plus jeunes, mais y'a des limites. Tu connais même pas mon acteur favori, Jean-Claude Van Damme.

(Noémie) : Je veux que tu m'apprennes tout ce que tu sais, Pat. Je veux être ton élève, je veux que tu fasses de moi une femme accomplie.

Elle était tombée sur le bon gars pour ça, mais j'avais pas envie. J'avais pas le goût de lui inculquer les vertus d'une bonne maîtresse, moi je veux une femme qui a été bien rôdé par son ancien propriétaire.

(Moi) : Noémie, je peux pas risquer de prendre ce risque. Tu es trop jeune, j'ai peur de faire de toi une femme parfaite et qu'ensuite un autre en profite.

Noémie s'est collée en se collant contre moi...

(Noémie) : Je te jure que je vais t'aimer pour toujours, je vais jamais te laisser!

(Moi) : Euh... non, effectivement, tu me laisseras jamais, c'est moi qui te laisse.

(Noémie, encore plus en larmes) : Laisse-moi pas tomber, je t'en supplie!!! Mon père m'a abandonné, ma mère se crisse de moi, mon frère aime le country, je suis seule au monde!

J'avais envie de lui acheter un ballon de volleyball et de dessiner une face dessus...

(Moi) : Pis ton ancien ex, Mohawk? Il voudrait peut-être de toi.

J'essayais tout ce que je pouvais pour m'en débarrasser...

(Noémie) : J'ai pas eu de nouvelle depuis l'incendie. Pis lui et ses amis sont trop malades, ils me font peur.

Bon, bon, bon, Noémie inventait n'importe quoi pour que je la garde. Mohawk et son ami Crâne rasé avaient l'air des chic types.

(Moi) : Écoute, je veux pas paraître méchant mais il faut que tu débarasses. Je veux me mettre à la recherche d'une nouvelle blonde au plus sacrant pis tant que tu es ici, je peux pas.

La fucking Noémie pouvait pas arrêter ses larmes.

Ça commençait à m'agacer...

J'ai pris ses affaires, j'ai tout rangé dans son sac à dos sur lequel était écrit "white power", je lui ai mis sur les épaules et je l'ai poussée vers la sortie.

(Moi) : Vole oiseau, vole!

Noémie, avec l'air le plus triste au monde entier, m'a regardé.

(Noémie) : Tu étais mon seul espoir de me sortir de la rue. J'ai pas envie de finir comme une prostituée dopée.

(Soupir)...

Je suis un trop bon gars, un jour je vais le regretter de regrets...

J'ai pris les clés de la voiture de ma soeur (d'ailleurs, j'ai sa voiture depuis maintenant dix jours, faudrait bien que je retourne l'appel d'un de ses 73 messages laissés sur mon répondeur) pis on est parti.

J'ai été à Montréal-Nord, au repère d'Alexson et sa bande de blacks. Je me suis stationné devant.

(Moi) : C'est des amis à moi, ils vont s'occuper de toi.

Noémie a débarquer de la voiture, moi, toujours au volant, je lui ai lancé son sac à dos "white power".

(Moi) : Vas-y, c'est des bons gars, je suis certain que tu vas te plaire en découvrant la culture noire.

Je suis parti en regardant Noémie par le rétroviseur, la conscience tranquille.

(Soupir)...

Je sais...

Je suis un trop bon gars.

*Photo: http://24hourstomidnight.wordpress.com/tag/hall-of-fame/

vendredi 11 décembre 2009

Une histoire d'amour

vendredi 11 décembre 2009 5
J'ai eu une semaine folle de folie...

Ce qui m'a éloigné un peu du sujet de mon blog qui est de me trouver une femme parfaite pour finir mes vieux jours.

Malgré tout, même si cette semaine j'ai baisé un gars (JE VOUS JURE QUE JE LE SAVAIS PAS!), j'ai mis en flamme le temple sacré de mes nouveaux amis pis j'ai revu Karine la pute, j'ai quand même eu le temps de rencontrer une femme.

L'ancienne blonde de Mohawk, Noémie. La fille en laisse.

Pis laissez-moi vous dire que j'ai profité de sa laisse en masse. Je lui tirais ça d'un bord pis de l'autre aux rythmes de mes coups de bassin pas très doux.

Faut dire que le style de Noémie donnait envie de lui faire l'amour brutalement. Cheveux courts avec des mèches vertes, neuf tattoos, dix-sept piercings, un teint blanc comme Frosty the snowman pis des longues bottes en cuir jusqu'aux genoux que je lui demandais toujours de garder pendant l'acte.

Sérieusement, j'avais l'impression de baiser Lisbeth dans Millénium.

Si on se fiait au style de Noémie, elle aimait souffrir. Pis moi, j'avais jamais couché avec cette catégorie de filles-là.

Fait que j'en ai un peu profité. Je me gênais pas pour lui tirer les cheveux, lui frapper les fesses avec une poêle ou lui péter ma guitare sur la tête...

Anyway...

Hier, après avoir fait l'amour, je nettoyais le sang sur les draps quand Noémie m'a dit : "Je t'aime ben toé, tu me respectes."

What the fuck???

Imaginez ce que son ex devait lui avoir fait...

(Moi) : C'est parce que derrière ton look de zombie dépressif, je vois une fille qui a au moins sept critères sur dix.

Noémie a souri. Elle a regardé autour.

(Noémie) : C'est drôle, t'as un appartement complètement vide. Tu vis sur ton matelas?

(Moi) : C'est une longue histoire... je te conseille de lire mon blog si tu veux tout savoir.

(Noémie) : Tu sais, moi je me fou de l'argent, je cherche quelqu'un qui m'aime.

(Silence)...

QUOI???

NOOOOOOOON!

ADO ALERT!!! ADO ALERT!!!

Une fille qui voit encore l'amour comme un conte de fée est forcément mineure en bas de dix-huit ans...

J'ai eu peur.

(Moi) : T'as... t'as quel âge?

(Noémie) : Dix-sept ans.

Fuuuck!

Je me demandais aussi pourquoi ses fesses étaient dures de même.

(Moi, un peu inquiet) : Tu parleras pas de moi à tes parents?

Noémie a haussé les épaules.

(Noémie) : Mon père m'a abandonnée quand j'avais six ans pis ma mère se câlice de moi.

Ouf, j'étais content...

Je l'ai pogné par la gorge et je lui ai fait tendrement l'amour.

(Ce matin)...

Elle s'est levée pour aller à l'école. Après tout, Noémie était en Secondaire 5.

Je lui ai proposé un café, elle m'a plutôt demandé si j'avais du chocolat chaud.

(Soupir)...

En allumant la télé, je me suis demandé si je mettais ça à Salut, bonjour ou à Musique plus.

Noémie m'a embrassé et elle a quitté. J'étais en dilemme. Revoir ou ne pas revoir Noémie. Je pouvais être son père mais en même temps ses 34C défiait les lois de la raison.

J'ai tiré à pile ou face. Face, je reste avec elle, pile, je la sacre-là.

J'ai lancé la pièce de vingt-cinq cennes pis au moment où je suis venu pour l'attraper, Noémie est entrée en trombe.

La pièce a roulé sous la table de la cuisine. Noémie était en larmes, un véritable tsunami pour toutes les bactéries qui habitaient son visage.

(Moi) : Pourquoi tu pleures des larmes?

Noémie arrivait pas à parler.

(Noémie) : C'est... je... les gars... des caves... je les haïs!!!

Après lui avoir donné du Sunny delight pis des pizzas pochettes, ma blonde ado s'est calmée.

Elle m'a expliqué qu'il y a une gang de cing gars qui se tiennent tous les jours dans la ruelle derrière son école pis qui tabassent et volent tout le monde.

J'ai eu un éclair de génie dans le cerveau de ma tête. J'allais faire d'une bière deux broues. Un deux pour un!

À l'origine, j'avais piqué le portefeuille de Leduc pour frauder ses cartes de crédit. Mais j'avais trouvé mieux.

Pis en même temps, j'allais passer pour un méga héros devant cette gamine cochonne.

J'ai cherché une cagoule dans mes affaires, j'en ai trouvé une vieille rouge sur laquelle était écrit : "Steinberg". Je suis sorti de chez nous, pompé à l'os, je m'en allais me farcir des ti-culs du secondaire.

Je les ai vu, les p'tits crisses. Des gros durs qui étaient en train de frapper un pauvre gars pour lui arracher son turban. J'ai mis ma cagoule.

Ils m'ont pas vu arriver...

Par derrière, j'ai donné un violent coup de pied dans les couilles du premier, celui à côté s'est tout juste retourné pour que je me blesse la main sur sa gueule.

Il en restait trois, mais l'effet de surprise s'était dissipé.

Celui avec le manteau des Maple Leafs de Toronto s'est rué sur moi. Il s'est enfargé dans son ami étendu parterre et a fini sa course à genoux juste devant moi.

Deux de ses dents ont éclaté sous l'impact de mes caps d'aciers.

(Moi) : Tu diras salut de ma part à Komisarek.

Les deux autres sont partis à la course. Le gars au turban, encore couché, m'a lancé quelque chose.

(Gars au turban) : Prends mon Kirpan, l'ami!

Les rayons du soleil firent briller l'arme comme si le dieu de la foi sikh me disait : "Je suis peut-être pas ton dieu, mais je peux faire la job".

J'ai pris le Kirpan.

Les deux "pas si durs que ça" étaient en train de monter en grimpant une clôture. J'ai agrippé par les épaules celui qui était le plus bas, je l'ai retourné et je lui ai donné un coup de front dans la face. Il est tombé comme l'ADQ...

Le dernier était presqu'au sommet. Il lui restait encore une jambe de mon côté. Je me suis pendu après. Les pics du haut de la clôture ont pénétré sa fourche.

Le gars a crié un hurlement...

Il s'est donné une poussée et il est retombé de mon côté.

En se relevant, il a sorti un couteau. J'ai sorti le Kirpan.

Nous nous sommes engagés dans un duel épique, croisant le fer jusqu'à la mort, le son des lames qui s'entrechoquaient résonnait dans la ruelle.

C'était Luke Skywalker contre Darth Vador...

J'ai donné un coup de pied dans le ventre de mon adversaire, il a perdu son couteau pis il est tombé parterre.

Je me suis approché en respirant fort sous ma cagoule.

(Moi) : je suis... ton père!

La musique de Star Wars résonnait à fond de train dans ma tête...

Le jeune a pas trop compris, probablement un inculte, il s'est levé puis s'est sauvé à la course.

Je suis retourné chez moi.

En passant devant les trois caves encore assomé, j'ai vu que le gars au turban avait pris la fuite en s'enfuyant. J'ai sorti le portefeuille de Leduc et je l'ai jeté sur le chest du gars avec le manteau des Maple Leafs...

(Silence)...

Quand je suis arrivé chez moi, j'ai dit à Noémie que plus jamais ces gars-là allait lui faire du mal. Elle m'a sauté dessus pour m'embrasser. Je me suis reculé.

(Moi) : Attends une minute...

Je me suis dirigé vers la table de la cuisine et j'ai regardé dessous. La pièce de vingt-cinq cennes était du côté pile.

Fuuuck!

J'ai haussé les épaules.

Je voulais profiter de mon statut de héros, j'avais quand même pas fait tout ça pour rien. Une dernière baise avant de me séparer de Noémie pouvait pas faire de mal.

En tout cas, pas à moi...

J'avais encore l'adrénaline qui coulait dans les veines, j'étais excité par la violence primaire que je venais de m'offrir, tout mon être ressentait ce sentiment de bestialité engendré par la bataille du combat.

J'avais besoin de décompresser.

(Moi) : Déshabilles-toi, tu vas souffrir!

Elle a souri, enfilé ses bottes puis attaché sa laisse.

*Photo: http://spacingmontreal.ca/2007/12/28/je-fais-mon-steinberg/

jeudi 10 décembre 2009

On fuck pas avec Patrick Duval

jeudi 10 décembre 2009 12
Comme bien souvent, après avoir fini de terminer notre chiffre, j'ai été boire une bière au bar du coin avec les gars de la job...

On était moi, Leduc, John et Jason. La soirée était relaxe, la bière rentrait bien pis y'avait pas trop de laides. John racontait des histoires de cul comme d'habitude pis moi je regardais les serveuses en m'imaginant la forme de leurs fesses à poil.

Je peux passer beaucoup de temps dans une journée à penser à ça...

Anyway...

La soirée a prit une tournure différente au moment où John a décidé de partir.

Une belle fille blonde aux cheveux blonds s'est assise seule, à la table juste à côté.

Leduc pouvait pas détacher son regard. Hypnotisé par des pensées perverses. Jason est parti à rire.

(Jason) : Tu rêves, Leduc?

(Moi) : Hahaha! Mets-en qu'il rêve! (À Leduc) Tu pogneras jamais une belle fille de même avec ta face de dromadaire accidenté!

Jason riait encore. Leduc était vexé.

Pauvre ti-pit...

(Leduc) : J'ai déjà sorti avec une fille qui avait la même face que Lucie Laurier!

(Jason) : Ça compte pas! Elle avait le corps de Mad Dog Vachon!

Moi pis Jason on allait mourir de rire, la face de Leduc était tordante.

(Leduc) : Pfff! Vous saurez que j'ai un gros shaft! Les femmes aiment ça!

(Moi) : Hahaha! Je te vois en train de baisser tes culottes à la fille de la table d'à côté en lui disant : "Salut, je m'appelle François Leduc, je suis laid mais j'ai un gros pénis!"

On criait tellement on riait. Leduc commençait à se fâcher.

(Leduc) : La fille d'à côté, je la pogne quand je veux!

(Jason, entre deux rires) : Oublie ça, elle ressemble à Cameron Diaz!

Je pleurais de rire quand, comme par magie, Cameron Diaz a regardé Leduc et lui a fait un sourire!

Pis pas n'importe quel sourire. Celui qui voulait dire : "Fuck me".

Moi et Jason on est devenu subitement silencieux de silence...

Leduc a vidé sa bière, s'est levé pis a changé de table.

Le sale...

Jason m'a regardé.

(Jason) : Penses-tu qu'il va se la pogner? Crisse, elle est quand même hot.

(Moi) : Je suis certain qu'elle suce comme une balayeuse.

(Jason) : Hein??? Tu t'es déjà fait sucer par une balayeuse???

(Moi) : Oui, mais j'ai arrêté de faire ça quand mes couilles se sont pogner dans le tuyau qui aspirait à high. J'ai tellement eu mal que je suis resté trois jours dans le coma. La vie nous apprend toujours des leçons, même à 35 ans.

Leduc parlait toujours avec Cameron Diaz puis est revenu à notre table sans s'asseoir. Il semblait mal à l'aise. Il s'est râclé la gorge.

(Leduc) : Euh... la fille veut faire un trippe à trois. Avec moi pis Jason.

(Moi) : Quoi???

(Leduc) : Elle veut se faire baiser par deux gars, mais pas avec toi Pat.

(Moi) : Pourquoi???

Leduc a souri à belles dents...

(Leduc) : Parce qu'elle te trouve laid.

Jason s'est levé.

(Moi) : Vous allez pas m'abandonner ici!?

(Jason) : Désolé Pat. On appelle ça la sélection naturelle.

Jason et Leduc riaient encore de la joke sur la sélection naturelle quand ils ont quitté au bras de Cameron Diaz.

Fuckers!!!

J'ai décidé de les suivre. Pas question de retourner me masturber seul chez nous.

Ils ont été chez Leduc. Sa blonde devait être absente sans être présente.

Sale faiseur de cocu!

Les trois sont entrés. J'ai attendu dans la voiture de ma soeur (ça fait une semaine que je l'ai, faudrait bien que je pense à lui rapporter), j'ai écouté le CD d'Ace of bass au complet puis Cameron Diaz est enfin sortie.

J'ai démarré et je me suis arrêté juste à côté d'elle. Elle a ouvert la portière et s'est assise à côté de moi. J'ai commencé à rouler.

(Moi) : Pis?

(Cameron Diaz) : J'ai dit que j'étais allergique au latex, fait qu'ils m'ont baisé pas de condom. Faut tu être cave??? En 2009!

(Moi) : As-tu ce que je t'avais demandé?

Elle a lancé les portefeuilles de Leduc et Jason sur mes cuisses.

Hahaha! Je pouvais pas m'empêcher de me bidonner. Grâce à ça, je pouvais passer à la deuxième phase de la revanche de ma vengeance. Avec les portefeuilles, j'allais vraiment les mettre dans la marde...

(Moi) : Fais que... ils ont pas mis de condom, t'es sûr?

(Cameron Diaz) : Me prends-tu pour une conne??? J'te l'ai dit, les gars se sont pas protégés. Ils se crissaient ben de mettre une capote ou pas. Ils m'ont baisé partout, ils ont même défoncé ma plotte en même temps.

Ouch!

(Moi) : Deux en même temps??? Ça doit faire mal de douleur!

(Cameron Diaz) : Non... y'a de la place en masse. J'pense même que je pourrais en prendre un troisième. J'ai une plotte généreuse.

Elle disait ça comme si c'était une qualité...

(Moi) : Répète-moi ce que tu leurs a donné?

(Cameron Diaz) : L'herpès, des morpions, la syphilis, la chlamydia pis peut-être le sida, j'ai pas encore été checké pour ça.

Hahaha! Leduc et Jason avaient maintenant la graine malade!

La victoire est douce au coeur de l'olympien! Ils aurait dû y penser avant de m'humilier! En plus, comme je suis du genre à remettre en double, je leurs réservais une autre surprise. Mais ça, je vous en parlerai plus tard.

J'ai donné deux cent dollars à Karine la pute. Une ex flamme.

(Moi) : Merci Karine, tes nombreuses maladies m'ont rendu tout un service. Pis c'est pas fini, ma vengeance va être pire que ça. Ces gars-là vont plus jamais niaiser une personne rusé comme moi, ils vont comprendre que Patrick Duval est le meilleur, que mon intelligence supérieur ne peut pas...

Karine baillait.

(Karine) : Je peux-tu y aller? J'ai d'autres clients qui m'attendent.

Je l'ai regardé d'un regard pis j'ai pas pus m'empêcher de sortir un autre cent piasses.

(Moi) : Pas tout de suite... je veux te fourrer en souvenir du bon vieux temps.

Elle a pris l'argent puis enlevé sa culotte...

(Silence)...

Ok, arrêtez de capoter!!!

Il y a pas de danger!

Moi, je suis immunisé contre les MTS.

*Photo: http://thesebootsaremadeforstalking.com/?p=15311

mercredi 9 décembre 2009

La fille avec une laisse au cou

mercredi 9 décembre 2009 9
J'avertis les sensibles, ce billet est très romantique, la façon que moi et la fille avec une laisse au cou nous nous sommes rencontrés est un véritable conte de fée.

Même Danielle Steel aurait pas pensé à une histoire aussi magnifique.

Bref...

Hier, j'avais le moral dans l'estomac du talon...

J'arrivais pas à oublier ma traumatisante mésaventure de la dernière fin de semaine. J'avais l'impression que mon pénis traînait constamment une odeur de cul. Celui de Robert, alias Mireille.

Pour mettre toute cette histoire derrière moi, je suis parti sur la brosse. Une crisse de méga gigantesque brosse.

Je vous jure, mon foie a livré un furieux combat...

J'ai commencé par aller regarder la partie de hockey à la Cage aux sports.

En vingt minutes, j'ai avalé quatre shooters de tequila, deux bières et un pink lady. L'alcool a eut un effet immédiat. Je dansais comme un fou sur ma table, je sentais l'euphorie de la fête s'emparer de mon corps, l'atmosphère était débile, le gros party était pogné, j'avais du fun en masse, j'ai même baissé mes culottes...

Pis la serveuse est venu tout gâcher en venant me dire que j'étais pas dans le bar mais dans la salle à manger.

C'est là que je me suis rendu compte que tous les clients me regardaient stupéfaits, la bouche grande ouverte, figés devant ma spectaculaire anatomie. J'ai remonté mes culottes en leurs souhaitant bonne appétit.

Après m'avoir fait expulser de la Cage aux sports, j'ai pris un taxi direction Montréal.

J'ai débarqué sur St-Laurent pis je suis entré dans un café.

(Moi) : Trois cafés brésiliens quadruples.

(Préposé, assez surpris) : Ok... c'est 62 dollars.

J'ai engloutis les cafés, j'ai subitement ressenti les effets. Je me suis senti plus léger, les gens dansaient autour, la vie était belle.

J'ai marché sur le trottoir, un quatuor de quatre jeunes fuckés anarchistes punk rock ou je sais pas trop quoi, les modes sont devenus tellement compliquées, m'ont demandé une cigarette. J'avais mieux. Un gros joint. J'ai invité les fuckés à fumer avec moi.

Ils étaient une fille aux cheveux verts et trois gars. Celui avec un grand mohawk pis une croix gammée de tatoué sur le crâne tenait la fille en laisse. Une fille très jolie, au moins du 34C.

Les deux autres avaient les cheveux rasés et portaient des jackets de l'armée avec l'inscription white power écrit au crayon feutre, ironiquement, noir.

(Mohawk) : T'es cool toé. Viens avec nous autres, on s'en va dans un party.

Cool! Des nouveaux amis. J'ai accepté sur le champ.

Surtout que j'avais l'impression que la fille en laisse me faisait de l'oeil...

On a marché pendant quinze minutes dans une tonne de petites rues, y'a fallut grimper une clôture, ramper sous des barbelés pis on est entré dans un immeuble qui avait l'air abandonné.

Je me suis dit qu'il fallait être cave en crisse pour faire un party dans un endroit si difficilement accessible...

Quand je suis entré, j'ai trouvé la place un peu bizarre...

Le bar, les sofas, les tables, tout ça, c'était ok. Mais le gros poster d'Hitler, le gars attaché au mur qui se faisait fouetter au sang pis la fille à quatre pattes qui s'envoyait en l'air avec un berger allemand m'ont semblé un tantinet hors norme.

Je me suis avancé dans la grande pièce, il y avait environ une trentaine de fuckés. Des fines bouches en plus, il n'y avait que de la bière allemande. J'ai eu le temps d'en boire trois pis tout le monde s'est rendu dans le fond de la salle devant un gars au crâne rasé qui se tenait sur une estrade. Derrière lui, il y avait un grand rideau.

J'étais saoûl en crisse...

(Crâne rasé) : Satan dit un jour à son fils : "Mon fils, le temps est venu de purifier la Terre. Purifier le monde en éliminant les races inférieures. Je te laisse le soin de choisir les soldats, tu ne peux pas perdre, tu ne dois pas perdre, même si la guerre doit durer pour l'éternité". Vous êtes les soldats de Satan, mes frères!

Tout le monde a levé le bras en criant : "Hail!"

(Moi, trop saoûl) : Amen!

Ils se sont tous retournés vers moi, interrogateur. J'ai fait un petit bebye de la main...

Kojak a continué son discours.

(Crâne rasé) : Ce soir nous célébrons le premier siècle d'existence de notre ordre, ici, dans notre antre sacré protégé par les forces du mal. Ces murs sont notre âme, cet endroit est notre maison, c'est ici que nous sommes nés. Satan, accepte ce sacrifice et protège notre temple sacré! À genoux mes frères!

Tout le monde s'est mis à genoux et a embrassé le plancher.

Ouais, ces gars-là avait sûrement fait des tonnes de party ici pour aduler l'endroit de cette façon.

Le grand rideau est tombé et là, vraiment à ce moment, je me suis rendu compte que mes nouveaux amis aimaient faire la fête d'une façon originale et cocasse.

Une femme était attachée sur ce qui semblait être un autel, autour d'elle il devait y avoir au moins deux cent chandelles. Sur le mur derrière était écrit en peinture rouge sang : "Spiritus Diabolus". Probablement un terme latin qui signifiait : "Ici, on fait le party".

Juste à côté, un homme noir était accroché à une croix. Ça m'a fait rire, le crucifié était un gars d'Alexson que j'avais déjà rencontré.

Le monde est vraiment petit!

En titubant légèrement à cause de l'alcool, j'ai fait des signes vers le gars sur la croix.

(Moi) : Hey, Lucien! Lucien! C'est moi, Pat Duval! Je savais pas que tu te tenais dans des partys fuckés de même! Hahaha!

Lucien m'a regardé. Je sais pas pourquoi, il avait pas l'air à s'amuser. Mohawk s'est approché de moi, l'air grave.

(Mohawk) : Tu connais le nègre?

(Moi, très enjoué) : Ben oui! C'est Lucien, le chum d'un de mes chums! Un crisse de bon gars!

Crâne rasé, le leader de mes nouveaux amis, s'est approché de moi aussi.

(Crâne rasé) : Tu es chum avec un nègre???

Je sais pas pourquoi, il avait l'air furieux.

(Moi, très saoûl) : Moi, je suis chum avec tooooooout le monde. Pis avec toi aussi, même si je trouve que de croire à Satan c'est comme croire à la Fée des dents. Hahaha! Pis Hitler, c'est pus ben ben à la mode. Même que ça donne l'impression que vous arrivez pas a décrocher de la deuxième guerre mondiale, crisse, les Nazis y'ont pus rappoooooort. Tu me verrais-tu, moi, avec un tattoo ou des posters de Montcalm??? Hahaha! Me semble que je me sentirais loooooooooser...

Crâne rasé s'est tourné vers Mohawk l'air de dire que ma grande sagesse avait du bon sens pis, lentement, il m'a regardé de son regard de gorille sur le Red bull...

(Crâne rasé) : Accepterais-tu d'être ami avec un juif?

Là, il m'avait eu.

(Moi, encore très saoûl) : Un juif??? C'est quoi, un juif???

Je déteste les gens comme Crâne rasé qui font les fins finauds en utilisant un vocabulaire complexe.

(Moi, toujours très saoûl) : Écooooooooute, je suis ici pour faire le party pis, je l'avoue, je suis venu pour la fille en laisse avec les cheveux verts. Je la trouve cute pis comme je suis à la recherche d'une blonde en ce moment, je me suis dit qu'elle avait peut-être des chances... pour le reste, je suis content de voir que Lucien est notre ami commun, maintenant buvons à la paix dans le moooooooonde! (Hoquet)...

J'ai levé ma bière, personne a suivi...

L'atmosphère était merdique, cette bande d'arnachiste white power était aussi dynamique qu'une gang de vieux sur la morphine. Même la fille aux cheveux verts, après la déclaration que je venais de faire, semblait ne pas savoir comment réagir.

J'ai donc pris l'initiative de les divertir un peu. Aussi pour détendre Crâne rasé qui semblait de plus en plus nerveux de nervosité.

J'ai pris trois chandelles près de l'autel. En vrai, j'en voyais six...

(Moi) : Aimez-vous les jongleurs qui jonglent? Regardez ça, vous allez capoter.

J'ai lancé les chandelles en l'air pis je me suis mis à jongler. Les skinheads comprenaient plus rien.

(Moi) : C'est un de mes amis chinois du Secondaire qui m'a appris ça.

Tout allait bien, je suivais le rythme, moi-même j'en revenais pas. Puis Crâne rasé a explosé, il s'est approché de moi en criant : "ARRÊTE, BÂTARD!"

Le cave m'a fait sursauter, j'ai reculé d'un pas et j'ai accroché les chandelles autour de l'autel.

La moitié des deux cent bougies sont tombés, le grand rideau a prit feu, le poster d'Hitler s'est retrouvé carbonisé, ça s'est propagé au plafond, en quinze secondes, l'endroit était en flamme...

Satan pouvait maintenant se sentir chez lui.

Les fuckés couraient dans tous les sens en essayant d'éteindre l'incendie. Comme personne ne semblait s'occuper de Lucien et la fille sur l'autel, j'ai pris soin de les détacher pis j'ai crié à Crâne rasé : "J'ai sauvé Lucien pis la fille, on se rejoint dehors!"

Je suis sorti en courant.

Lucien m'a remercié et promis de faire l'éloge de mon héroïsme à Alexson. J'ai répondu que j'étais pas un héros.

(Moi, ben triste et ben saoûl) : Nos amis ont tout perdu.

Lucien a semblé pas comprendre puis s'est sauvé.

Le feu s'est propagé dans tout l'immeuble, il y avait quatre camions de pompier, mes nouveaux amis pouvaient dire byebye à leur temple sacré vieux d'un siècle...

J'étais désolé pour eux. J'ai pas revu ni Mohawk, ni Crâne rasé. J'aurais bien aimé pouvoir les héberger quelques nuits.

(Silence)...

Vous pouvez retenir vos larmes...

Je vais pas terminer mon billet comme ça. Oh que non. Je n'aime pas les fins malheureuses.

La fille avec Mohawk, celle aux cheveux verts, Noémie, elle a passé la nuit chez nous. Pis je m'étais pas trompé, c'était bien du 34C. Je vais sûrement la rappeler.

Comment j'ai fait pour la ramener chez moi, vous vous demandez?

C'est simple...

Une fille en laisse ça se traîne partout.

C'est toute une qualité!

(Soupir)...

Je pense que je l'aime...

*Photo: http://www.tehmugshots.com/details.php?image_id=473&sessionid=3808cc22e0e9a67e10e2f6f650c1e01b

mardi 8 décembre 2009

Phase anale

mardi 8 décembre 2009 19
Quand je suis entré dans la salle des employés du Panini, Jason et Leduc discutaient. En me voyant, Leduc s'est jeté à genoux devant moi.

Pis c'était pas pour me faire une fellation.

Le gars me suppliait de l'accompagner dans une double date. Il fréquentait une bonne femme qui avait une soeur célibataire et comme c'était la fête de cette dernière, elle avait demandé à Leduc de lui trouver un cavalier pour une sortie à quatre.

Le problème c'est que la soeur avait 43 ans... Yaaaaaark!

(Moi) : 43 ans??? C'est une survivante du Titanic???

(Leduc) : Come on, arrête de niaiser, c'est juste quatre ans de plus que toi. Pis c'est juste une soirée, tu vas pas mourir.

J'ai pointé Jason.

(Moi) : Pourquoi tu demandes pas à Jason?

Il a explosé de rire, Leduc semblait mal à l'aise.

(Moi) : Pourquoi Jason se bidonne comme ça??? Elle est laide?

(Leduc) : Ouais, je dois avouer... c'est la fille la plus horrible et dégueulasse que j'ai vu de toute ma vie. Une osti de vraie laide, elle ressemble à Gérard Depardieu comme deux gouttes d'eaux.

(Soupir)...

Pour qui il me prenait??? Pas question de passer une soirée avec un dinosaure de 43 ans sans personnalité.

(Moi) : Fuck off, trouve-toi une autre victime.

(Leduc) : Je te donne 100 piasses. J'ai vraiment besoin de ton aide.

100 piasses!!! Je suis prêt à lécher des bobettes sales d'octogénaires mâles pour 100 piasses!

(Moi) : Ok! Deal!

Leduc est parti à rire d'un rire sadique...

(Leduc) : Je passe te prendre à sept heures!

Il a disparus dans l'écho de son rire maléfique à vous glacer la chaire de poule...

Jason me regardait toujours.

(Jason) : J'espère que t'es pas désespéré au point de baiser avec Gérard Depardieu.

J'ai haussé les épaules.

(Quelques heures plus tard)...

On était moi, Leduc, sa blonde pis la soeur dans la Yaris de Leduc. Une voiture ridiculement petite. Mes genoux me décoiffaient à chaque nid-de-poule...

La soeur de la blonde de Leduc, Mireille, était assise derrière à côté de moi. Je trouvais pas qu'elle ressemblait beaucoup à Gérard Depardieu...

Elle avait plutôt des airs de Nick Nolte.

Tout dépendait de l'angle avec laquelle on la regardait...

(Soupir)...

Mireille avait la shape d'un camionneur, pas obèse, mais ben rembourré, avec le tire sur la bédaine pour déposer sa bière. Mais le plus frappant, c'était son nez.

Comme Pinocchio après cinq ou six mensonges! Cyrano d'Hochelaga...

Sérieusement, Mireille n'avait pas été gâté par la nature, elle l'avait carrément oubliée... Elle représentait l'antithèse des Miss Hawaienne Tropique, le clone féminin du Bossu de Notre-Dame, la soeur jumelle de Sea Biscuit...

Pis c'est peu dire...

Bref...

La soirée s'est quand même bien passée, après avoir bu huit, neuf gin tonic, je voyais plus Nick Nolte, mais plutôt un vagin qui demandait : "Pitié! Pénétrez-moi"...

Pis j'étais vulnérable. J'avais pas baisé depuis deux semaines.

J'ai demandé les clés de la Yaris de Leduc et moi pis le fossile de 43 ans sommes sortis de la boîte de nuit.

On s'est assis devant, moi du côté du volant du conducteur...

Je l'ai embrassé et dirigé ma main vers son entre-jambe mais avant que j'atteigne son sexe, elle m'a plaqué contre mon siège, les yeux qui démontrait toute la cochonne en elle.

C'était tant mieux. Je voulais en finir au plus sacrant. Avec une fille comme Mireille, l'avantage c'est de pas avoir le soucis de la faire jouir. C'est chacun pour soi.

Elle a enlevé sa culotte, j'ai baissé mes pantalons et elle m'a enfourché...

Où plutôt essayé de m'enfourcher...

La voiture était trop petite pour Mireille. Même assise sur moi, ses grosses cuisses empêchaient la pénétration. Elle a retourné sur son siège, baissé le dossier et s'est couchée sur le ventre. J'ai tenté de grimper dessus.

Encore une fois, impossible de la pénétrer, elle pouvait pas ouvrir ses jambes assez grands pour que je puisse me faufiler.

Elle est passée sur le siège arrière, le cul en l'air, mais le plafond m'empêchait de m'introduire en territoire conquis.

Il y avait rien à faire, l'anatomie de Mireille était complètement à l'opposé du modèle ergonomique de la Yaris. Soit que j'avais le volant dans les côtes, soit que son nez était dans les jambes ou soit que le break à bras me rentrait dans l'anus à chaque coup de bassin.

Finalement, après quinze minutes de tentatives infructueuses, j'ai placé la tête de Mireille entre la pédale d'accélérateur et le frein, son cul sortait bien bombé juste sous le volant, j'ai mis un condom et je l'ai sodomisé.

À défaut de trouver le vagin, aussi bien me contenter du trou de secours...

Comme un lapin sur le speed, je bombardais de va-et-viens ses intestins, sans remord, dans le seul but de me vider les noix de cocos. Le plus drôle, c'était de sentir les couilles de la fille cogner contre mes cuisses...

(Silence)...

C'est à ce moment que j'ai réalisé...

MIREILLE AVAIT DES COUILLES!!!!!!!!

J'ai vomi entre les fesses de mon... partenaire.

La porte de la Yaris s'est subitement ouverte. Leduc était-là, avec Jason, à me regarder, la graine encore dans le gars...

Je comprenais rien, tout allait trop vite. Jason a hoché la tête, Leduc souriait à pleine dent.

(Jason, à Leduc) : J'en reviens pas... t'avais raison.

Jason a donné une grosse liasse de vingt piasses à Leduc.

(Leduc, à Jason) : Je te l'avais dit, Pat est prêt à baiser n'importe quoi!

What the fuck???

Je me suis dégagé, je suis sorti du char et j'ai remonté mes culottes. J'étais en panique.

(Moi) : Qu'est-ce qui se passe??? J'ai fourré un gars??? J'ai fourré un gars???

(Leduc) : Oui! J'ai parié 500 piasses avec Jason que t'es tellement pervers que tu baiserais même un homme.

Je me suis évanouis sans connaissance...

(Long, très long silence)...

Ma revanche sera terriblement terrible...

Oh oui.

Je sais pas encore ce que je vais faire, mais ces gars-là vont payer.

Ils vont voir que moi aussi je peux être un trou de cul...

*Photo: http://www.tvgasm.com/newsgasm/news/newsgasm/details-on-heather-locklears-a.php

lundi 7 décembre 2009

Ça c'est un ami!

lundi 7 décembre 2009 16
Pour commencer, je voudrais répondre à ceux qui me demandaient (sur mon dernier billet) comment je savais que le pénis de mon voisin trisomique mesure douze pouces avec un diamètre d'une canette de 7up...

C'est parce que tout le monde dans mon quartier le sait. Ça fait partie du patrimoine de mon voisinage, c'est une rumeur fondée sur les soi-disants témoignages des nombreuses jeunes filles qui couchent chez lui.

C'est la cousine de la tante du gars d'en face qui me l'a dit...

Maintenant que ce détail est réglé, passons au sujet du billet d'aujourd'hui.

En fin de semaine du weekend, j'ai eu des nouvelles d'Alexson Jean-Robert à propos de l'enquête sur Mamouchka...

Si vous savez pas de quoi je parle, je vous invite à lire ce billet.

Le téléphone a sonné, longue distance, sur l'afficheur il était écrit : "Call from a far country"...

J'ai répondu, c'était Alexson.

(Moi) : Qu'est-ce que tu fais Alexson??? T'es en vacance???

Alexson parlait rapidement, il semblait un tantinet stressé.

(Alexson) : Écoute moi, man. Le courriel de Mamouchka nous a conduit à une adresse à Moscou, bitch.

(Moi) : T'as retrouvé mes affaires, mes meubles pis Toni, mon vibrateur???

(Alexson) : Ta gueule, cock sucker, j'ai pas fini. On a trouvé la place à Moscou pis là-bas y'avait deux dudes armés jusqu'aux dents, yo. Y'a fallut qu'on utilise un peu la force, les gars voulaient rien nous dire sur Mamouchka.

(Moi) : La force? Qu'est-ce que tu veux dire?

(Alexson) : Disons qu'en ce moment, y'a deux dudes qui se promènent dans les rues de Moscou sans leurs oreilles, man.

What the fuck???

(Moi) : Comment t'as fait pour leurs poser des questions s'ils avaient plus d'oreilles???

(Alexson) : Tu me niaises, mother fucker??? J'ai posé mes questions avant de les couper.

Je comprenais pas...

(Moi) : Mais pourquoi t'as coupé leurs oreilles s'ils avaient répondu à tes questions avant?

Il y a eu un mini court silence au bout du fil...

(Alexson) : Man, je t'ai pas appelé pour te conter des histoires d'oreilles, bitch. Les gars nous ont dit que Mamouchka travaillait pour un mafieux russe, un hommy qui s'appelle Gloutov. Lui pis sa gang, ils run le marché de la dope à Moscou.

Encore une fois : What the fuck???

(Moi) : Pis Gloutov, tu l'as trouvé?

(Alexson) : TA GUEULE! Si t'arrêtais de m'interrompre, man, tu saurais toutes depuis un boutte, bitch... On a trouvé Gloutov. On l'a descendu, lui pis tous ses dudes. On a appris que Gloutov travaillait pour Ketchov, un Parrain qui contrôle la région. On a trouvé Ketchov, on l'a tué aussi, lui pis sa famille au grand complet.

(Moi) : Coudonc, t'as amené combien de tes gars avec toi???

(Alexson) : Une quarantaine...

Hahaha! Alexson se prenait pour Ali Baba!

(Alexson) : Ketchov travaillait pour un autre dude du nom de Petitvic, un subordonné de Vladimir Poutine. Pour faire un résumé, man, on a abattus à peu près tout le monde qui baignait dans le crime en Russie. C'est-à-dire environ le quart de la population.

Pour une rare fois dans ma vie, j'étais bouche-bée...

(Alexson) : Il me reste plus beaucoup de temps, notre avion est sur le point de partir, mother fucker.

(Moi) : Vous revenez à Montréal???

(Alexson) : Es-tu fucked up dans la tête, bro??? J'ai pas encore trouvé Mamouchka... Après avoir donné trois ou quatres baffes à Poutine lui-même, il m'a dit que la dernière fois qu'il avait entendu parler de Mamouchka, elle se cachait à Marseilles en France.

Je suis parti à rire d'un fou rire...

(Alexson) : T'es content, bro?

(Moi) : Non, non... c'est le nom "Poutine"... ça me fait toujours rire. Ce gars-là devrait venir au Québec s'ouvrir une Belle province.

(Alexson) : Je te laisse, bitch, mon avion décolle dans cinq minutes. Je te rappelle après avoir massacré Marseilles, cock sucker.

Wow! Alexson était vraiment motivé. J'étais vraiment tombé sur le bon gars pour retrouver Mamouchka!

Plus efficace que le Terminator!

(Moi) : Tu sais, Alexson, t'es pas obligé de faire tout ça. Tuer en assassinant autant de gens juste pour mes affaires...

(Alexson) : Yo, crazy ass, je fais pas ça pour tes affaires, je fais ça pour retrouver Mamouchka... Après tout, je suis son pimp.

Y'a pas à dire...

Sérieusement, Alexson c'est vraiment un crisse de bon gars.

*Photo: http://sonoriscausa.over-blog.com/article-839989.html

vendredi 4 décembre 2009

Faire l'amour à une femme

vendredi 4 décembre 2009 23
Mon jeune frère pas vieux de dix-sept ans, Xavier, avait besoin d'un lift pour aller à ses cours de karaté.

Comme ma mère était occupée à être malade, je me suis offert de bon coeur. De toute façon, depuis que Mamouchka m'a tout volé, j'ai rien à faire chez nous à part écouter mon voisin baiser.

Pis c'est assez dégueu parce que mon voisin est un trisomique...

Ce qui l'empêche pas d'être un playboy et de se pogner plein de babes. J'ai même déjà vu Julie Couillard sortir de chez lui.

Il me fait royalement chier. Le gars est avocat, il se prend pas pour de la marde avec sa Mercedes, ses voyages dans le sud deux fois par année pis, en plus, il a un engin de douze pouces large comme un avant-bras.

Fuuuck!!!

J'ai jamais vu ça. Un trisomique jet-set, branché pis avec une grosse graine!

Pis snob aussi. À chaque fois que je le croise, il me regarde avec sa petite face de Critters comme si j'étais de la diarrhé de chameau constipé...

Je vous dis, ce gars à la chance au cul. J'aimerai avoir son charisme et son charme...

Bref...

Tout ça pour vous dire que Xavier avait besoin d'un lift et j'y suis allé. Après avoir sacré son kimono sur la banquette arrière de derrière, on est parti.

Xavier, comme à son habitude, avait pas l'air dans son assiette. Il checkait par la fenêtre, d'un regard lunatique.

Moi, quand les ados ont un regard comme ça, j'ai envie de leur donner une claque derrière la tête en criant : "Si t'as rien à faire le jeune, va travailler!"

(Moi) : Boooooon... Qu'est-ce qu'il y a, mon homme? Pourquoi as-tu envie de te suicider cette fois-ci? Encore la H1N1? La fin du monde de 2012? Le nouvel album de Lady Gaga?

Il a haussé les épaules.

(Xavier) : Pas rapport.

Crisse que j'ai le goût de le cogner quand il dit ça...

(Moi) : Tu peux tout me raconter, moi je suis ton frère, pas ton père. J'ai le droit de te juger pis de te trouver épais... Allez, raconte!!!

(Xavier) : Ben... c'est Sabrina. Elle veut... elle veut qu'on fuck ensemble pis je sais pas comment faire.

Il sait pas comment faire l'amour???

Il était dégénéré ou quoi??? Ça faisait quatre mois qu'il était avec Sabrina pis il avait pas encore testé sa profondeur??? Fallait que je l'aide.

(Moi) : C'est tellement simple, Xavier. Les filles ont comme un trou entre les jambes, tout ce que tu as à faire c'est d'y mettre ton pénis dedans quand tu as une érection! Tad dam!

Xavier m'a regardé comme si j'étais un débile profond.

(Xavier) : Tu me prends-tu pour un whack??? Je sais comment on fait l'amour, c'est juste que... je sais pas comment m'y prendre.

Il était chanceux, il pouvait profiter des conseils d'un pro.

(Moi) : La première étape, c'est de la déshabiller. Pour ça, tu peux soit échapper un verre de vin sur elle, l'asperger de sauce à spaghetti ou vomir dessus. L'important c'est qu'elle enlève son chandail pour que tu puisses lui manger les boules.

Xavier a sorti un calepin pour prendre des notes.

Ça m'a flatté la chaire de poule...

(Moi) : La deuxième étape, après lui avoir mangé les boules, tu te lèves, tu prends sa tête ben fermement entre tes mains pis tu la diriges vers ton pénis pour recevoir ton dû, c'est-à-dire une fellation bien méritée.

Xavier buvait mes paroles avec une paille...

(Moi) : Troisième étape, tu l'allumes avec des phrases cochonnes comme : "Ouvre ben grand, mon père s'en vient", "J'ai vu ta face dans le dictionnaire à côté du mot salope" ou "J'ai le goût de pénétrer ton clitoris"...

(Xavier) : Qu'est-ce que tu penses de : "T'es full chaude!" C'est nice, hein?

(Moi) : Crisse, c'est une fille, pas une tasse de thé!

Xavier a haussé les épaules en se fouillant dans le nez.

(Moi) : Quand la fille est ben excitée, tu passes à la quatrième étape, lui faire l'amour oral. Tu l'installes sur ton lit, les jambes écartées, mais de façon à pouvoir voir la télé pour pas manquer le film de fin de soirée à TVA. Doucement, tu lèches sa noune mais fait ben attention au clitoris, touche pas trop à ça, c'est comme un pénis mais en tout petit, pis un pénis c'est dégueu avoir ça dans la bouche.

(Xavier) : Pis la cinquième étape? C'est quoi? La pénétration?

(Moi) : Oh que non... Avant, il faut que tu fasses monter le plaisir. Pour ça, faut que tu sois créatif. Tu mets ta graine dans son oreille, tu lui lèches le dessous de bras ou tu lui insères une asperge dans l'anus. Des choses sensuelles, quoi.

Je bandais juste à m'écouter parler.

(Moi) : Rendue-là, c'est l'étape six, elle va te supplier de lui faire l'amour, alors tu y vas dans cet ordre : En missionnaire, ensuite en cavalière et pour finir par derrière. C'est toujours comme ça, ok? C'est une convention sexuelle qui a été mise sur pied par l'ONU. À la fin, tu lui tires les cheveux pour éjaculer dans sa face, dans ses yeux si possible. Elles aiment ça.

On était arrivé au dojo de karaté.

(Xavier) : Tu penses que Sabrina va me trouver phat pis hot?

(Moi) : Après lui avoir fait l'amour de même, si elle te rappelle pas, c'est qu'elle t'aime pas.

Xavier a soupiré. Ça m'énervait, il avait pas encore l'air convaincu.

Il a débarqué en sortant de la voiture...

(Xavier) : Je sais pas... je pense que je vais demander conseil à un vrai pro du sexe.

Ça m'a vexé. Je suis un pro. J'ai le même nombre de relations sexuelles que de Big Mac vendus depuis l'ouverture des McDonald.

(Moi) : À qui tu penses? Louise Deschâtelets?

(Xavier) : Non.

(Moi) : Qui d'abord???

(Xavier) : Ton voisin... le Critters.

*Photo: http://yellowcardesign.com/blog/2009/10/27/horror-film-posters-that-we-like/

jeudi 3 décembre 2009

Voulez-vous coucher avec moi, ce soir?

jeudi 3 décembre 2009 17
Ce matin en avant-midi au restaurant, je lisais le journal et il y avait un article qui parlait d'un sondage sur le sexe.

Pas sur la drogue et le rock n' roll, juste le sexe...

Je vous jure, la page de l'article était usée par le trop grand nombre de yeux qui l'avaient lu...

À la question : "Quel est le meilleur moment pour commencer une relation de nature sexuelle avec un partenaire?"

42% ont répondu : Le plus tôt, le mieux... (En Ontario, ça tombe à 3%)...

42%!!!

C'est presque une personne sur deux!

Mais où sont-elles, ces personnes???

Parce que moi, la majorité des femmes que je fréquente ne veulent jamais baiser le premier soir.

J'ai beau me crisser à poil et les regarder ben bandé en hurlant : "Enwèwe, suce!!!" Elles finissent toujours par se sauver.

Ce qui me laisse penser que les gens mentent dans les sondages. Ils répondent selon leurs fantasmes ou selon ce qu'ils voudraient être.

Parce qu'il y a un maudit paquet de personnes qui ont peur du sexe avec un quasi-étranger.

Oui, oui, peur du sexe.

Ils se demandent s'ils vont être à la hauteur, si le partenaire les respectera, la crainte des MTS pis la peur de tomber sur un petit pénis.

La nervosité embarque, les pensées les plus niaiseuses hantent notre esprit : "Il/elle aime le sexe rasé ou poilu?", "ai-je un corps qui lui plaît?", "Ou-est ce que je fou mon Tampax???". L'anxiété fait son nid d'oiseaux, certaines femmes n'arrivent pas à se lubrifier, certains gars n'ont pas d'érection.

Bon ok... les gars vont me dire qu'il y a maintenant le Viagra. C'est ben beau, mais c'est comme sacrer un mauvais joueur de hockey sur le premier trio. C'est pas parce que tu as beaucoup de temps de glace que tes partenaires vont trouver que tu joues bien...

Dans la tête de beaucoup de gens (je parle par expérience, mon pénis en a vu des vertes et des trop mûres...) il y a tout cet aspect d'être à l'aise avec l'autre, sinon il y a retenu des corps qui donne comme résultat une mauvaise performance.

Cela dit, je dis pas que tout le monde à peur du sexe, même moi, je fais parti du 42%. Je suis toujours très à l'aise de glisser mon pénis n'importe où. J'aime que la baise se fasse rapidement, qu'il n'y est pas de chichi entre les deux partenaires. Comme ça je suis de retour à la maison avant 23h, juste à temps pour Sports 30 à RDS.

Mais vous me ferez pas croire qu'ils sont 42% à fourrer quelques heures après la première rencontre. J'ai baisé au moins deux centaines de cent femmes et je peux compter sur les doigts d'une main celles qui ont accepté de se donner le premier soir.

Pourtant, je suis pas cave, j'aborde le sujet du sexe le plus subtilement possible.

(Moi, à une fille que je vois la première fois) : On va commencer dans le respect et très tranquillement... je vais juste te baiser la bouche.

(Silence)...

42% my ass!

Soit que ce sondage a été répondu uniquement par des hommes ou soit qu'il a été répondu uniquement par des chimpanzés en rût...

Où se cache ces gens comme la blogueuse du nom d'Alexandra qui hésite pas à coucher le premier soir et qui se fait pénétrer partout, même dans les narines??? Hein??? Ou sont-elles, ces personnes???

J'ai eu une blonde, Mélissa, ça a prit six semaines avant de pouvoir coucher sexuellement avec elle. À un certain moment, par découragement, j'ai même songé à lui donner la drogue du viol.

Sur les deux cent filles avec qui j'ai baisé, 197 ont été le fruit d'un travail acharné. Les trois autres étaient saôules...

Y'a quelque chose qui cloche dans ce 42%.

J'ai une autre hypothèse hypothétique...

À moins que la plupart des répondants viennent de la région hors de Montréal. Là-bas, plus votre famille est grande, plus votre vie sexuelle est active.

Sinon... j'ignore d'où proviennent ces 42%.

Qui sont ces filles qui me feraient un sourire complice quand, coquinement, je glisserais à leur oreille : "Viens chez nous. On va souper aux chandelles, on va boire du bon vin pis je vais te sodomiser sur la table... c'est quoi ton nom déjà?"

(Silence)...

Serait-il possible de répertorier la totalité des noms et prénoms des gens qui font partis du 42%?

Ça me rendrait service...

Ça m'éviterait des heures et des heures de recherches pis surtout...

De claques dans la face...

*Photo : http://www.sodahead.com/living/what-would-you-say-if/question-267923/

mardi 1 décembre 2009

Mon corps a des réactions bizarres...

mardi 1 décembre 2009 9
Joanie, la soeur de Crystal, je vous en ai souvent parlé, je suis allergique à elle...

Quand je la vois, mes mains deviennent moites, mon coeur bat trop fort, j'ai des sueurs. Je vous jure, une véritable intolérance.

Ce qui est triste, c'est que j'aime bien Joanie, elle serait une femme idéale (elle joue au Playstation!!!) mais je peux pas y toucher.

Pis là, je parle pas juste de mon allergie.

Ça baisserait mes probabilités de fréquenter Crystal. Je veux pas passer d'une chance sur un million à une chance sur un milliard.

Bref...

Tantôt, en arrivant au Panini, Milena et Andréane discutaient dans la salle des employés.

(Milena) : ...Oh my god! Caroline doit être fâchée, elle sortait avec lui il y a pas longtemps.

(Andréane) : Le petit crisse… il va finir par baiser toutes les filles du Panini!

(Milena) : Yark! Moi, je coucherai jamais avec lui, il est capricorne!

La discussion des filles a éveillé ma curiosité. Le sexe, ça donne toujours envie de savoir...

(Moi, ben curieux) : De qui vous parlez?

(Milena) : Andréane pense que Jason et Joanie couchent ensemble.

Ça m'a donné un gros choc. Je sais pas pourquoi.

Mes jambes sont devenus molles, j'ai eu envie de vomir.

Peut-être un effet allergène de l'allergie...

(Andréane) : Je les ai croisés ensemble au club vidéo, hier soir. Ils avaient l’air ben mal à l’aise de me voir.

Grrrr...

Jason... à part être shapé au couteau, avoir 20 ans et ressembler à un dieu grec d'Égypte, il avait rien de plus que moi. RIEN!

(Moi, pas mal irrité) : Coudonc, ce gars-là hypnotise les filles avec son pénis ou quoi??? Y'a couché avec Amélie, Alexandra, Crystal, Caroline pis maintenant Joanie! Crisse que je l'haïs!!!

(Milena) : Pourquoi tu dis ça? Avais-tu ciblé Joanie toi aussi?

(Moi, encore irrité) : Non mais… je pensais qu’on avait un genre de complicité. Comme une connexion.

Andréane est partie à rire.

Crisse de conne...

(Andréane) : T’es juste un vieux pervers de quarante ans qui bave sur les filles de vingt-cinq.

Fuck you!

Je me suis dirigé vers la sortie.

(Moi) : Toi, la quille, ferme ta gueule… même les vieux pervers veulent rien savoir de toi.

J'ai quitté la salle des employés et j'ai à peine entendu Andréane hurler : "Va donc chier mon crisse de gros moron sale d'enfant de pute merdique de chârogne de bâtard qui pue le jus de couilles passé date!"

(Soupir)...

Fallais que je parle à Joanie, je voulais en avoir le coeur net. J'étais en état de panique. Demandez moi pas pourquoi, j'en ai aucune idée. Mon corps a des drôles de réactions quand je me mets à penser à Joanie.

Je songe même peut-être consulter un médecin...

(Vingt minutes plus tard, dans la salle à manger du Panini)...

(Moi) : Y’a des rumeurs qui courent à la course sur toi pis Jason.

Joanie a rougis de rouge!!!

(Joanie) : Faut pas croire tout ce qu’on entend.

(Moi, déçu, vraiment déçu) : Tu mens vraiment mal!

(Joanie) : On a juste regardé des films ensemble, l’autre soir. C’est tout.

(Moi) : Pis, il s’est rien passé d’autre?

Joanie a réfléchis un moment...

(Joanie) : Ah oui! J’avais oublié... je lui ai fait une pipe de la mort !

Imaginer les délicieuses lèvres de Joanie souillée par l'engin puant non-circoncis de Jason m'a donné un moment de faiblesse. Comme une chute de pression.

J'avais l'impression de descendre une montagne russe en bicyclette...

(Moi) : Nooooooon! Une nouvelle victime de l’herpès buccale!

Joanie est partie à rire.

Pourtant, c'était tellement pas drôle.

(Moi) : Fait attention à Jason, c’est un crosseur. Il te fera jamais de preuve d’amour, il s’aime juste lui.

(Joanie) : Merci, papa.

Crisse qu'elle était chiante parfois...

(Moi, un peu irrité) : Je niaise pas, Jo… je veux juste ton bien. Jason, est sans avenir. Tu mérites ben mieux.

Joanie a soupiré.

(Joanie) : Relaxe. Je suis une grande fille.

(Moi, vraiment trop mélodramatique) : Je veux pas te voir pleurer. Tu mérites juste du bonheur, Jo. De courir vers les rayons de soleil du chemin de la joie.

Joanie m'a enlacé.

Je crois que j'ai réussi ma mission. C'est pas que j'envisage d'essayer de sortir avec Joanie, mais comme dit le proverbe : "Il vaut mieux prévenir que subir"...

Je dois me garder des portes ouvertes, il me reste moins d'un an pour me trouver la femme parfaite, Joanie pourrait être une bonne roue de secours pour finir mes vieux jours.

(Joanie) : T’es fin, merci Pat.

Elle s'est collée contre moi et subitement, à cause de son parfum et de sa poitrine contre mon torse, le poil de mes bras s'est dressé, j'avais de la difficulté à respirer pis j'ai eu une érection.

(Soupir)...

Saleté d'allergie! Joanie est la seule qui provoque ces réactions bizarres!

Ça m'inquiète...

*Photo: www.1000.com
 
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