J'ai ajusté mon complet Versace, arrangé mes cheveux pis j'ai dit à Joanie, Crystal et Andréane de se tenir prêtes.
Elles ont haussé les épaules.(Soupir)...
Encourageant...
(Moi) : Pas un mot à la boss, elle a pas besoin de savoir ça. Qui s'occupe de la gérance ce soir?
Crystal a levé sa main.
(Moi) : Arrange-toi pour que tout se passe bien!
(Crystal) : Oui patron!
Les filles m'ont fait un salut militaire. Je sais pas pourquoi, mais je me suis senti niaisé.
(Moi) : Un mouvement de travers pis vous avez pas votre 200 piasses.
Fanny est entrée avec son crisse d'air bête dans la face. J'ai été l'accueillir.
(Moi) : Salut, bienvenue chez moi, au Panini!
Elle a regardé autour d'un oeil critique qui annonçait pas une bonne critique...
(Fanny) : Il est ringard ton resto.
What?
Ringard??? Ça voulait dire quoi, ringard???
(Moi) : Oui, oui... j'essai d'être le plus ringard possible. C'est pas toujours facile...
Elle m'a observé comme si j'étais un dégénéré mental.
(Fanny) : Tu veux dire que c'est volontairement ringard?
(Moi, avec beaucoup de fierté) : C'est même dans le concept de la déco!
Elle a souri un peu, j'ai cru que son visage allait craquer.
(Fanny) : C'est vrai que 90% des gens sont pauvres et ringards, ils doivent se sentir chez eux ici. C'est une excellente stratégie marketing.
Je comprenais absolument rien de ce qu'elle racontait.
(Moi) : Ouais, ouais, comme tu dis... le ringard est à la mode.
Là, elle a vraiment ri. Mais un rire qui me donnait froid dans le dos.
(Fanny) : Hahaha! Tu as tellement raison! Les gens sont tous des incultes, des faibles d'esprit, des ringards...
Bon, elle commençait à me casser les couilles avec ses phrases que j'arrivais à peine à comprendre.
(Moi) : On s'assoit?
Je l'ai escorté à une banquette.
(Fanny) : Non. Je veux une table.
Je l'ai escorté à une table.
(Fanny) : Non. Je veux une table près de la fenêtre.
Je l'ai escorté à une table près de la fenêtre.
(Fanny) : Non. Je veux une grande table près de la fenêtre.
Je l'ai escorté à une grande table près de la fenêtre.
(Fanny) : Non... finalement je veux une banquette. Celle-là, là-bas.
Elle a pointé la première banquette que je lui avais proposé en premier...
Ok...
Ma patience commençait vraiment à atteindre sa limite.
Mais je devais me contenir.
Après tout, cette femme était peut-être la femme de ma vie. Surtout qu'elle était riche.
Joanie est arrivée à notre table.
(Joanie, trop relaxe) : Voulez-vous quelque chose à boire?
Fanny l'a regardée d'un air dégoûté.
(Fanny, fâchée) : Pfff! Petite serveuse sans éducation! On ne vous a pas apprise à dire bonjour?
Joanie est resté figée de stupéfaction.
(Moi, à Joanie) : On va prendre une bouteille de Jackson Triggs rouge. Maintenant, va-t-en.
(Fanny, scandalisée) : Jackson Triggs??? Yeurk!!! Jamais! On va prendre un Clos du rouge gorge.
Évidemment...
La bouteille la plus cher du menu... 80 piasses.
Joanie a regardé Fanny d'un drôle d'air avant de disparaître.
En voilà une qui jouait avec son 200 piasses.
(Fanny, en regardant le menu) : Lasagne aux pepperonis et smoke-meat, rigatoni crémeux au jambon, sous-marin aux boulettes... mais c'est indigeste ton menu!!!
Indigeste??? Aucune idée de la signification.
J'étais avec la "femme dictionnaire" ou quoi???
(Moi) : Oui, c'est voulu. Ringard et indigeste étaient mes priorités à la conception du restaurant.
Elle m'a encore regardé comme un dégénéré.
Andréane est arrivée à notre table.
(Andréane, à moi) : Faudrait que tu viennes, on a un problème.
(Moi) : Hein???
(Fanny, fâchée) : Mademoiselle, on ne vous a pas apprise à vouvoyer votre patron?
Andréane a regardé Fanny de travers.
(Andréane, en colère) : Quoi??? Va donc ch...
Je me suis levé pour interrompre Andréane.
(Moi, à Fanny) : Je leur permet de me tutoyer, ça fait plus... ringourd... ringord... rinbarde...
(Andréane) : Ringard?
(Moi, toujours à Fanny) : Oui, c'est ça, ringard! Le tutoiement, c'est dans le concept du resto. Excuse-moi, je vais aller voir c'est quoi le problème.
J'ai pris Andréane par le bras et je l'ai tirée jusqu'aux cuisines.
(Moi) : C'est quoi le problème???
(Andréane) : On n'aime pas l'attitude de ta date, on veut pas la servir. Elle a fait pleurer Joanie.
(Moi) : Je pense que Joanie est beaucoup trop sensible!
(Andréane) : Je pense que ta date est beaucoup trop conne!
J'ai pris une grande respiration pour ne pas la décapité avec un couteau de cuisine.
(Moi, vraiment menaçant) : Si vous ne la servez pas, adieu le 200 piasses!
(Andréane) : On va la servir, mais ça va te coûter 300 piasses pour chacune.
(Moi) : Pas question!
(Andréane) : T'as pas le choix, sinon on dit tout à ta date. On veut 400 piasses chacune.
(Moi) : Tu viens de dire 300!!!
(Andréane) : Non, je viens de dire 500.
(Moi) : Ok, ok, ok, ok, arrête!... C'est correct, 500 piasses chacune. Maintenant va me chercher ma crisse de bouteille de vin.
Je suis sorti des cuisines en tabarnak.
J'ai tout juste eu le temps d'entendre Andréane dire : "À ce prix-là, j'espère que la baise va en vouloir la peine!"
Moi, je voyais plus qu'une baise. Le 1500 piasses que je venais de donner aux filles était un investissement à long terme.
Je suis revenu m'asseoir devant Fanny.
(Fanny) : En tout cas, je te croyais pas d'une telle mollesse... tes serveuses n'ont aucun respect pour toi. Moi, les hommes mous, pas capable.
J'ai serré les dents pour pas exploser de fureur.
(Moi) : T'as pas l'air à te rendre compte d'une chose, p'tite fille. J'ai des milliers de femmes après moi, j'ai un éventail de choix, une multitude d'options, un Réno-dépôt remplit de femelles en délire. Je suis un restaurateur/chirurgien plastique riche, gaspille pas ta chance. Traite-moi de mou encore une fois pis je te donne ton 4%.
Elle m'a regardé d'un regard perplexe...
(Fanny) : J'aime les hommes qui ont du pouvoir et qui s'en servent avec autorité. Es-tu un ringard ou quoi???
(Moi) : Je vais te montrer que je suis un vrai ringard!
J'ai appelé Andréane à la table.
(Andréane) : Vous êtes prêt à commander?
(Moi) : Non Andréane. T'es dehors!
Fanny est restée surprise, Andréane comprenait pas.
(Andréane) : Quoi???
(Moi) : Tu prends tes affaires pis tu sacres ton camp! Je veux plus te voir!
Andréane a haussé les épaules puis a fait demi-tour.
Je croyais que Fanny allait fondre.
(Fanny) : J'adooooore ta virilité.
Bingo!
Je devais continuer à être viril.
(Moi) : Ouais, merci... j'ai plus faim, on vas-tu baiser, bitch?
Elle a perdu son sourire pis s'est levée.
(Fanny) : Pour la baise, c'est moi qui va décider où et quand. Je vais te rappeler.
Je pouvais pas le croire!!!
Elle partait après vingt minutes! Je venais de payer 1500 piasses, moi!
(Moi) : Quoi??? Tu pars déjà???
(Fanny) : T'as pas l'air à te rendre compte d'une chose, p'tit gars. J'ai des milliers d'hommes après moi, j'ai un éventail de choix, une multitude d'options, un Réno-dépôt remplit de mâles en délire. Je suis une carriériste riche, gaspille pas ta chance. Traite-moi de bitch encore une fois pis je te donne ton 4%.
(Moi) : Ok, excuse-moi, assis-toi.
(Fanny, très bête) : Je vais m'asseoir si ça me tente... Je vais mettre une chose au clair, si tu veux qu'on se fréquente va falloir que tu acceptes que c'est moi qui mène. J'aime pas les hommes mous, mais j'aime pas les hommes qui ne font pas ce que je dis non plus.
(Moi) : Me semble que c'est... paradoxal?
(Fanny) : Non. Tu es autoritaire avec les autres mais tu agis sous mes ordres... je m'en vais, je te rappelle si je juge que tu le mérites. Au revoir.
Elle a disparu au loin.
(Silence)...
Cette femme était un cheval sauvage.
Impossible à dompter.
Elle voulait dominer à tout prix.
Pis moi, ça me motive. Je voulais dominer le dominant, devenir le maître du maître, le dieu de Dieu.
Jamais elle ne réussirait à me dominer.
Pour lui prouver, j'allais attendre à côté de mon téléphone son appel, quitte à ne pas sortir s'il le fallait.
Cette histoire est à suivre. Fanny avait encore des chances de devenir la future mère de mes futurs enfants...
La seule chose que je regrettais était que, ce soir, j'allais devoir faire l'amour à ma main au lieu de Fanny.
(Quelques minutes plus tard)...
Crystal est arrivée à ma table, en colère.
(Crystal) : T'as dit à Andréane de partir???
(Moi) : C'était une joke, c'était pour impressionner Fanny.
(Crystal) : Ben elle est partie crisse d'épais, elle pensait que ça faisait parti d'un ton plan à la con! Enfile ton uniforme, tu vas prendre ses tables!
(Moi) : Quoi???
(Crystal) : Elle a huit tables qui attendent dans sa section, tu vas t'en occuper, moi pis Joanie on est débordée!
(Moi) : Écoute-moi bien, Crystal. Personne ne domine Patrick Duval!
(Crystal) : Veux-tu que j'appelle la boss pour tout lui raconter?
(Soupir)...
Perdu 1500 piasses, pas de sexe pis pogné à travailler...
Je suis le plus dominant des épais.
*Photo : http://www.fugly.com/pictures/10224/Foot_Licker.html
10 commentaires:
Là mon Pat faut j'te dise... Tu vas te ramasser avec un masque en cuir, une balle orange dans yeule (comme William Wallace dans Pulp Fiction tsé) dans pas long! Pis si l'idée que j'me fais d'elle est correcte, tu vas te retrouver avec des coups de strap-on dildon dans le pêteux. Ça vaut tu vraiment la peine?
J'dis ça pour ton bien là!
HAHAHAHA !!
Ça c'est VRAIMENT marrant! ^^ Moi je dis : go! Fonce! Vas-y à fond! Ça va juste rendre le récit encore plus intéressant pour nous! :D
J'adore! T,as trouvé chaussure à ton pied pour sur!
Moi j'suis plutôt d'accord avec Drew lol
ahaha ce billet là est plus qu'excellent!
J'aime bien l'idée d'un texte sado-maso avec notre pat collectif!!! GO PAT!! moi je vote pour la balle orange!
Non mais quelle fille chiante !!
En passant...s'appeler Fany et être vache à mort, c'est un handicap!!!
une petite snobe conne, mais à te voir écrire et réagir, une conne est tout a fait approprié pour toi, je préfère ne pas imaginer vos enfants, des petits neo nazi avec complexe d'infériorité qui doit être comblé en rabaissant les autres. Si pour justement combler ton manque d'amour propre il te faut une petite bourgeoise qui se prend pour Lady Gaga et qui va se faire un plaisir jouissif a te dire quoi faire, alors tu est un soumis et non pas un dominant, si c'est ta vision du monde ... tu me fais pitié. Je ne suis pas sur que tu sois chirurgien a en juger par ton écriture, si c'est le cas, fais toi une ablation des testicules et tu rendra service à l'humanité.
ohhhh dsl, javais pas vu la partie précédente, funny
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T'as quelque chose à dire, j'en suis certain.