mercredi 9 juin 2010

America's got talent

mercredi 9 juin 2010
Fanny a payé un taxi jusqu'à un immeuble de la 5e Avenue. On a pris un ascenseur qui nous a amené au sous-sol du dessous...

Toujours sans rien dire, elle a sorti une laisse de sa sacoche et me l'a attachée autour du cou.

Elle m'a escorté à travers un stationnement sous-terrain, on a traversé une porte, arpenté quelques couloirs pis on est arrivé dans une immense salle.

Il y avait un paquet de monde. Des filles avec les seins à l'air, des gars avec des cagoules de cuir, des chiens esclaves de zoophiles, j'étais au Réno-Dépôt des fuckés.

Dans le fond de la pièce au style gothique se trouvait une scène avec trois personnes qui semblaient être les juges du concours. De longs rideaux noirs étaient acrochés à de grande colonne, l'éclairage à la chandelle donnait un air inquiétant aux gargouilles décoratives.

J'ai pas eu le temps de contempler la pièce longtemps. Fanny a tiré sur ma laisse pour m'emmener derrière la scène.

(Fanny) : Rappelle-toi les trois règles d'or que je t'ai appris hier. Un, tu regardes toujours le plancher, jamais tu ne regardes quelqu'un dans les yeux. Deux, tu ne parles jamais, le silence total. Trois, tu fais tout ce que je dis immédiatement, à la seconde près.

(Moi) : Ouais, ouais, ok, pas de trouble.

Elle a agrippé mes couilles et serré vraiment très fort.

(Fanny) : Je t'ai dit pas un mot, sale minable!

J'ai fait ok de la tête.

Une bonne femme avec l'accoutrement de Barbarella nous a indiqué une loge. On est entré se retrouvant complètement seul, moi et ma maîtresse.

Fanny a sorti quelques instruments de tortures, elle a enfilé son costume de Catwoman pis un homme dans la cinquantaine est apparut dans la pièce.

Bien-sûr, tout se passait en anglais, mais je vais vous traduire une traduction...

(Homme) : Dominatrix, ma chère...

Ils se sont embrassés sur les joues. Il m'a regardé, j'ai immédiatement baissé le regard.

Héhé! J'apprends vite!

(Homme) : Tu crois encore gagner cette année? Tu sembles avoir déniché un bon poulin.

(Fanny) : J'ai un don pour attirer les désespérés.

Il m'a pris par le menton et observé en tournant ma tête de gauche à droite. Je vous jure que je ne l'ai jamais regardé dans les yeux. Comme un vrai pro professionnel...

(Homme) : Mon dieu, celui-ci est un pur sang. On dirait qu'il est né pour être esclave. Son regard vide, sa posture ridicule, sa gueule de con.

Fallait que je me calme, j'allais lui sauter dans la face!

(Fanny) : Malcom, je suis quadruple championne du Slave of the year. Ma domination n'a d'égale que votre façon brillante de juger ce concours.

Quadruple championne??? Oh... my... god... j'avais soudainement de la pression.

J'avais de grands souliers à chausser, mais l'envie de finir mes jours avec Fanny allait me faire performer. Je me connais. Pour une fille, je peux aller très loin.

Malcom a souri. Enfin, je pense, je le voyais du coin de l'oeil.

(Malcom) : Vous avez le numéro 7. J'ai bien hâte de voir si vous avez encore la main.

Le gars a disparu. Fanny m'a fait signe de m'asseoir sur un tabouret. Elle a enlevé mon t-shirt, mon torse était couvert de cicatrices fraîches. Je faisais une impression du tonnerre.

(Fanny) : La première épreuve est la parade. Nous allons marcher le long de la scène, moi devant, toi derrière. Tu restes immobile devant les juges trois secondes, quand je vais tirer sur la laisse, tu vas faire un tour sur toi-même, tu restes encore immobile, les juges me donnent une note et nous quittons par où nous sommes arrivés.

J'ai soupiré.

(Moi) : Tu m'as tout expliqué hier de long en...

Le choc de la strappe que j'ai reçu dans la face était mémorable. J'ai vu des étoiles. Pour vrai.

(Fanny) : Ta gueule! N'oublie pas; Épaules basses, regard absent, démarche très lente, tu dois transpirer la soumission.

Je suis resté silencieux.

En fermant les yeux, j'ai pensé à Fanny.

Je nous voyais à notre mariage, achetant un duplex en banlieue, dans notre vie de couple, à ses nombreux accouchements et le besoin de devenir le meilleur esclave de tous les temps s'est emparé de moi. Fanny était le seul accès à tous mes rêves, il fallait que je l'impressionne.

Barbarella est entrée dans la loge. Elle nous a demandé de la suivre. Fanny m'a tiré avec la laisse jusqu'à l'entrée de la scène, du côté gauche. Tout ce que je portais comme vêtement était la crisse de laisse pis un g-string en cuir qui m'appartenait même pas.

Je pouvais distinguer les trois juges (dont Malcom) assis à la table et l'animateur qui s'adressait aux spectateurs.

(Animateur) : Le prochain esclave, le numéro 7, est la propriété de miss Dominatrix. Son regard vide, sa posture ridicule et sa gueule de con font de lui un candidat redoutable!

Je commençais vraiment à pomper mais j'ai réussi à me calmer. Mon avenir financier et amoureux étaient en jeu.

Fallais que je remporte ce concours, que je remporte ce prix pour remporter Fanny...

J'ai donc décider de jouer un rôle. Celui de l'homme-singe. Je sais pas pourquoi, mais dans ma tête, un homme-singe était l'inspiration idéale pour incarner un esclave. Allez savoir pourquoi.

(Animateur) : Mesdames et messieurs, Dominatrix!

Elle a tiré sur la laisse, je me suis mis à marcher comme un chimpanzé, les épaules qui balancent de chaque côté, le dos courbé, les genoux pliés, fixant le plancher.

Mon jeu était tellement saisissant qu'un murmure a parcouru l'audience, même Fanny a chuchoté : "Mais qu'est-ce que tu fous???"

Mais il était trop tard, on était déjà à moitié chemin vers les juges. Moi, comme un petit singe, je m'accrochais aux jambes de ma maîtresse, la peur, la détresse et la dépendance plein le regard.

Fanny en avait de la difficulté à avancer. Les juges, pantois, regardait la scène.

(Fanny, en criant) : ALLEZ, AVANCE DÉGOÛTANTE LARVE!!!

Je me suis mis à hurler comme un chiot en douleur et j'ai été me placer en position foetale devant les juges, en suçant mon pouce.

Pour faire un effet plus dramatique, je me suis mis à trembler de tout mon corps. Fanny a tiré sur la laisse. J'ai fait lentement un tour sur moi-même pis rendu dos à eux, toujours en tremblant, je me suis laissé aller.

Comme un homme-singe.

Une belle grosse crotte bien humide juste pour les juges. Preuve ultime de ma soumission envers ma maîtresse.

Dans la salle ce fut le silence totale, moi, je continuais de trembler, les yeux remplis de terreur.

Le premier juge, un petit vieux chauve qui semblait bouche-bée, a pris la parole.

(Juge no.1) : Je... je n'ai pas les mots pour décrire la jalousie que j'éprouve envers votre esclave, Dominatrix. Jamais, en quarante ans de carrière, un esclave a été soumis au point d'en chier sur la scène. Je donne un dix!

(Malcom) : Ce regard d'animal asservit, cette terreur dans tous les membres de son corps, je crois n'avoir jamais vu autant d'obéissance et de soumission dans un seul être. Un esclave n'est pas censé émettre un seul son, mais le cri d'horreur envoyé par votre pantin démontre tout le pouvoir que vous avez sur lui. Bravo, excellente parade, je vous donne un dix également.

Le juge numéro trois était une belle grande blonde à l'accent suédois.

(Juge no.3) : Je n'ai jamais vu un esclave parader avec autant d'élégance. Dominatrix, votre esclave est votre instrument, la démarche que vous lui avez inculqué est innovatrice. Votre audace de le faire déféquer de soumission mérite amplement un dix de ma part.

La salle s'est mise à applaudir à tout rompre.

Fanny m'a tiré vers la sortie. Toujours avec ma démarche de singe, j'ai quitté la scène, triomphant.

On est retourné dans la loge.

(Fanny) : J'ignore où tu as trouvé cette démarche et cette attitude, mais tu es génial.

(Moi) : Merci...

J'ai reçu un coup de strappe en pleine face.

(Fanny) : Tu n'apprends jamais, toi! Ferme ta gueule! Bon... la deuxième épreuve en est une d'endurance. Je vais te dire un mot et Barbarella va servir de témoin. Sur la scène, un bourreau va te torturer pour te faire dire ce mot. Tu dois simplement tenir le plus longtemps possible.

(Moi) : C'est quoi le record?

Un autre coup de strappe dans la face.

(Fanny) : 2 minutes 39 secondes.

Hahaha!

Un jeu d'enfant! J'avais juste à endurer de la torture pendant trois minutes et j'allais être un héros de nouveau.

Ce concours était fait sur mesure pour moi!

Barbarella est encore venue nous chercher pis j'ai encore entendu l'animateur me décrire comme ayant une gueule de con.

Je vous jure, je voulais le tuer.

Barbarella a regardé Fanny.

(Barbarella) : Quel sera le mot?

Elle a dit : "Chirurgien plastique".

Barbarella a pris le mot en note et Fanny m'a escorté sur la scène en tirant ma crisse de laisse.

Le bourreau m'a attaché debout sur un panneau en bois qui faisait face aux spectateurs. Sur une table, je pouvais voir des machettes, des couteaux, des fouets, des rasoirs, des marteaux, une batterie de char...

(Animateur, chronomètre en main) : À vos marques, prêts... partez!

L'animateur a parti le chrono de son chronomètre...

Le bourreau a pris un hameçon pis, sans avertir, l'a enfoncé dans mon mamelon droit.

J'ai encore hurlé comme un chiot et j'ai encore chié, mais cette fois-ci, sans le vouloir.

(Moi) : CHIRURGIEN PLASTIQUE!!!!!

L'animateur, déçu, a arrêté le chrono. Les gens ont exprimé leurs mécontentements. J'étais déjà un héros déchu, en l'espace de quelques heures.

Les trois juges ont hoché la tête de dépit.

(Juge no.1) : Lamentable. Un zéro.

(Malcom) : C'est une honte. Zéro, moi aussi.

(Juge no.3) : Jamais je ne confierai un secret à votre esclave, Dominatrix. Je vous donne un point, parce que j'adore le voir déféquer.

Fanny fulminait.

(Silence)...

Après la première journée, nous avions 31 points sur 60 et avions la huitième position sur quinze esclaves.Le premier affichant un impressionnant 56 points.

Je devais me concentrer plus sérieusement si je voulais rattraper la tête du classement. La deuxième épreuve m'avait pris par surprise, j'ai trahi mon couple, affichant une faiblesse indigne d'un homme.

Le soir, Fanny m'a donné une correction en règle, mon oeil au beurre noir pouvant en témoigner.

Mais je le méritais.

Je m'étais mal comporté.

(Soupir)...

Pas facile la vie d'esclave.

***

À suivre

*Photo: http://media.photobucket.com/image/americas%20got%20talent/susfairfield/AGT_1280x1024.jpg

12 commentaires:

Newton

Très hot ton billet...bien pensé!

Solly

Imagination ou maladie mentale?
J'pas encore sure...

Toujours est-il, très divertissant à lire!

Alexandra

Se chier dessus avec un string en cuir, ça doit vraiment pas être beau à voir...

ramblings

L'cuir a au moins l'avantage de se wiper facilement, j'imagine.

MoonLady

Oh God !!!!

Philoslut

"j'ai encore chié, mais cette fois-ci, sans le vouloir."

J'ai littérallement chocké de rire!

Anonyme

c'est horrible comme scène Pat!!! Mais j'ai bien aimé la parade.. a mourir de rire!!!

Evyzamora

T'as pas d'allure!
:D

shaton

Ah mais... Je commence à me demander s'il n'y a pas une part d'invention dans le récit...

Maélie

Hahahahah t'es mourrant. Mais est vraiment riche Fanny han? Parce que si est quadruple championne =500K x 4= 2M$ - 10% qua donnait toutes les fois à ses esclaves = 1,8M$.. tu fa bin d'te laisser fouetter.

Pierrot Lapin

Au moins elle t'a pas fait manger une beurée de keka bien chaud, quoi qu'on sait pas la suite.

le neurone ectopique

J'me la ferme. J'ai pas le goût de prendre un coup dans la gueule.

anonyme OK là ?

Enregistrer un commentaire

T'as quelque chose à dire, j'en suis certain.

 
◄Design by Pocket, BlogBulk Blogger Templates. Distributed by Deluxe Templates