Disons que le jour 1 de la compétition, j'avais réussi à moitié. Si je voulais gagner le coeur de Fanny, je me devais d'être plus performant.
On s'est rendu à l'immeuble de la 5e Avenue. L'endroit était rempli des mêmes gens, Barbarella nous a escorté jusqu'à la même loge que la veille.Une fois seul, Fanny m'a ordonné d'enfiler l'uniforme de la compétition, c'est-à-dire un g-string en cuir.
(Fanny) : la prochaine épreuve est celle de la détermination. Elle est très difficile.
(Moi) : Comme dirait Jean Charest, je suis prêt!
Elle m'a donné un coup de strappe dans la face.
(Fanny) : Ferme ta gueule! L'épreuve de la détermination consiste à attraper une clé accrochée à un crochet placé en haut de toi. Le seul moyen d'atteindre la clé est de tendre le bras vers le haut et de décrocher la clé.
J'ai pris un papier et un crayon pis j'ai écrit : Facile!!!
Fanny savait plus si elle devait me donner un coup de strappe ou pas...
(Fanny) : Tu crois que c'est facile? Ils font un noeud coulant autour de tes couilles et chacun de tes bras est attaché à une corde qui est rattachée à un système de poulies. Quand tu lèves le bras, même juste un peu, le noeud coulant serre tes couilles qui remontent vers l'intérieur de toi. Apparemment que la douleur est insuportable. Trois esclaves dans toute l'histoire du Slave of the year ont remporté l'épreuve et se sont mérités le maximum de points. Il y a un des trois qui a même perdu un couille dans son ventre.
What the fucking fuck???
Pendant un instant, j'ai pensé prendre mes affaires et crisser mon camp de cette place de fous. Mais comme je voulais pas briser le party et gâcher la compétition, je me suis dit que ça coûtait rien d'essayer... sauf peut-être une couille.
On a cogné à la porte, c'était un des juges, la grande blonde suédoise.
(Grande blonde) : Bonjour Dominatrix, je suis enchantée de voir que vous êtes toujours aussi dominante. Après un petit relâchement à l'épreuve de l'endurance, j'anticipe une belle performance dans l'épreuve de la détermination.
(Fanny) : Ne vous en faites pas, Mina, mon esclave préfèrerait perdre ses testicules plutôt que de revivre la correction que je lui ai donné hier après la compétition.
Fanny n'avait pas tort.
(Mina) : Je vous souhaite bonne chance, Hector est aussi très impressionant cette année.
Hector, c'était le gars qui était en première position du classement jusqu'ici.
(Fanny) : Hector a la réputation de s'écrouler sous la pression. Je suis certaine que ses enseignements ont été bâclés, on s'en rendra compte bien assez tôt.
Mina n'avait pas l'air convaincu.
(Mina) : On raconte qu'il est bien préparé. Il est fatigué de toujours terminer deuxième, derrière vous. Bonne chance, Dominatrix.
Mina est sortie. Fanny s'est retournée vers moi.
(Fanny) : Tu as entendu ça? Si tu n'attrapes pas la clé, je te castre!
(Moi) : Qui c'est, Hector?
Coup de strappe dans la face.
(Fanny) : Mon ex-mari.
Quoi???
J'avais pas le choix. Il fallait que je gagne contre l'ex-mari, c'était primordial. Il faut TOUJOURS être meilleur que l'ex de sa blonde.
Barbarella est venu nous chercher.
Encore une fois, j'ai attendu à côté de la scène qu'on me fasse signe d'entrer et j'ai entendu l'animateur me décrire : "Son regard vide, sa posture ridicule et sa gueule de con, blablabla".
J'ai eu de la difficulté à me contenir. C'était certain que j'allais lui botter le cul à cet épais d'animateur à la fin de la compétition!
On m'a escorté sur la scène, devant les juges. On m'a attaché les deux bras avec des cordes, on a fait un noeud coulant autour de mes couilles pis l'animateur à parti son chrono.
Fanny s'est avancée devant moi et a pointé la clé.
(Fanny, haut et fort) : Minable esclave, donne-moi cette clé!
J'ai regardé la clé accrochée au dessus de ma tête, juste un peu en avant de moi, et j'ai tendu le bras.
Holy mother fucking fuck!!!
J'avais les bras le long du corps. J'avais plié à peine le coude que je sentais mes couilles se contracter. Une vive barre de douleur montait jusqu'à mon ventre.
C'était ainsi pour mes deux bras.
Jamais j'allais réussir à lever ma main bien haut au dessus de ma tête! Jamais!!!
J'ai vu mon avenir se briser, Fanny me laisser, je me suis vu entrer chez les prêtres.
Fuuuck!
Il me restait à peine cinq mois pour me trouver une femme. Fanny devait être la bonne sinon la vie de mon existence allait devenir une course contre la montre...
Avec mon bras droit, j'ai baissé mon g-string et je me suis foutu à poil.
Les spectateurs dans la salle ont commencé à murmurer.
(Animateur) : Vous n'avez pas le droit de toucher au noeud coulant!
J'ai fait signe que non et j'ai commencé à me jouer après le pénis.
Les murmures dans la salle ont augmenté d'un cran. Les juges se regardaient, se demandant s'ils devaient intervenir.
Je dois avouer que le moment était drôlement choisi pour se masturber.
Quand j'ai atteint une solide érection dure comme le roc, j'ai regardé la clé.
Pis je me suis mis à pisser.
Le jet atteignait à peine mon nez. Je me suis mis à secouer énergiquement mon engin, me pissant dans le visage, en donnant tout ce que j'avais dans la vessie.
Les gouttes ont fini par atteindre la clé qui commençait à se balancer d'avant en arrière.
Fallait faire vite, mon envie diminuait. J'étais sur la pointe des pieds au maximum, le dos courbé vers l'arrière, le visage dégoûlinant d'urine et je secouais et secouais et secouais et secouais et...
La clé est tombée!!!
Je me suis mis à genoux, j'ai ramassé la clé et, toujours à genoux, je l'ai tendu vers Fanny.
(Sourire de fierté)...
J'ai eu une ovation debout.
(Juge no.1) : Jamais je n'ai assisté à un tel dévouement de la part d'un esclave! Je vous donne un dix!
(Malcom) : Dominatrix, vous êtes un fin stratège. Votre intelligence n'a d'égal que votre domination. Je vous donne dix également!
(Mina) : Se pisser dans la bouche pour servir son maître, je ne peux que m'incliner. Bravo Dominatrix, je vous donne dix moi aussi!
J'ai quitté sous une foule en délire. Je vous jure, juste pour ce petit moment, ça valait la peine d'être esclave.
On est retourné dans la loge.
(Fanny) : Bravo, je te lève mon fouet! tu m'as vraiment impressionné!
J'ai mimé que j'étais content.
(Fanny) : La prochaine épreuve sera celle de la politesse. Il y a deux épreuves où il est permi pour toi de parler et celle-ci en fait partie.
Enfin!!!
(Moi) : Y'était pas trop tôt de bonne heure!
J'ai reçu un autre crisse de coup de strappe.
(Fanny) : Ta gueule! L'épreuve n'est pas encore commencé, tu parleras en temps et lieu! Les juges vont t'insulter à tour de rôle. L'épreuve de la politesse consiste à rester calme et soumis jusqu'à la fin du temps réglementaire.
On aurait dit un exercise dans l'émission de télé : César, l'homme qui parle aux chiens.
Je redoutais cette épreuve. Parce que je me connais. J'ai pas beaucoup de sang froid. Heureusement que j'ai jamais eu de décharge de rayon gamma, je serais constamment transformé en Incroyable Hulk! (Pour les incultes, le docteur Bruce Banner a eu une décharge de rayon gamma pis a commencé à se transformer en Hulk. Faut vraiment tout vous expliquer!)
Je suis retourné sur la scène, le juge no. 1, celui qui était vieux et chauve, s'est approché. Je fixais le plancher, les oreilles rabattus...
Il tournait lentement autour de moi.
(Juge no. 1) : Vous puez, esclave!
Pffff! Il m'en fallait quand même plus que ça pour m'énerver.
(Juge no. 1) : Votre haleine putride directement des méandres de votre âme souillé par les excrements de la soumission témoigne de l'éloquente absurdité de votre existence sans importance et de votre saugrenu encéphale datant de la préhistoire. Vous êtes l'anthropien le plus abjecte, vous êtes au soubassement de la hierarchie de la sottise, je fait montre d'une plus grande déférence pour un crapoussin. Qu'avez-vous à réponde, larve crasseuse?
Hein???
J'avais rien compris. Mais absolument rien. Même que je trouvais que ça sonnait comme des compliments.
J'ai haussé les épaules.
(Moi) : Si vous êtes aussi intelligent que votre vocabulaire, je préfère fermer ma gueule. Je suis pas digne de vous parler.
La foule a applaudit. J'en revenais pas.
(Juge no. 1) : Mais je suis aussi intelligent que mon vocabulaire! J'ai rarement vu quelqu'un utilisé une politesse aussi raffinée! Je vous donne un dix!
Il a regardé Fanny.
(Juge no. 1) : Bravo, Dominatrix!
Malcom, le second juge, ses cheveux blancs parfaitement peignés, habillé très soigneusement, s'est approché et s'est placé devant moi.
Moi, j'avais toujours l'air soumis, comme Fanny me l'avait enseigné.
(Malcom) : Votre maîtresse est une putain! Elle est minable, elle ne vous mérite pas. Vous êtes un champion esclave, pourquoi perdre votre temps avec elle quand vous pourriez être sous la domination d'un maître plus cruel et plus dur envers vous? Venez avec moi, Dominatrix est une salope sans envergure, arrêtez d'être aussi loyal pour un être que tout le monde méprise. Qu'avez-vous à répondre, simplet personnage?
Encore une fois, c'était facile. Le gars m'avait pas insulté une fois! Il pouvait s'acharner tant qu'il voulait sur Fanny... tant que c'était pas dirigé vers moi, j'en avais rien à foutre.
(Moi) : Je suis amoureux fou de Dominatrix. J'accepte ses défauts mais aussi ses qualités. L'amour est le plus grand pouvoir de soumission au monde, je ne pourrai jamais être un aussi bon esclave avec quelqu'un d'autre.
La foule était en délire. Ça faisait tellement de bien d'être enfin apprécié par ce que j'étais et non par ce que je représentais.
(Malcom) : Je ne m'attendais pas à une réponse aussi prodigieuse! Dominatrix, vous êtes un maître divin! Vous ne cessez de m'épater. Je n'ai pas le choix, je vous donne un dix.
Vraiment, cette épreuve était aussi difficile que de passer la nuit dans un lit douillet.
Mina, la juge no. 3, s'est levée et s'est assise devant moi. Elle avait des sacrés jambes, j'avais aucun problème à fixer le plancher.
(Mina) : Vous me faites vomir. Vraiment, vous êtes laid.
Ben oui...
J'ai explosé de colère. Crisse, me traiter de laid, ça je le prenais pas. Osti de mal baisé, tabarnak de grosse conne de suédoise de suceuse de merde!
(Moi) : Je suis peut-être laid, mais toi, tu ressembles à Mats Sundin... ma grosse graine voudrait même pas de toi!
Il y a eu un silence de mort dans la salle.
Puis, une personne à dit : "Cet esclave est allé trop loin! Franchement, Mats Sundin!!!"
Et une autre a ajouté : "Tuez-le!!!"
Mina m'a empoigné par la gorge, j'arrivais plus à respirer.
L'animateur essayait de calmer la foule pendant que j'étais en train de me faire assassiner live à New York.
J'ai perdu connaissance.
Quand je me suis réveillé, j'étais dans la loge, Fanny à côté de moi. Elle n'était pas de bonne humeur.
Elle m'a aussitôt donné une correction à la strappe. J'ai encore perdu connaissance.
(Silence)...
Cette journée-là, on a remonté en quatrième position avec 81 points. Hector était toujours en tête avec 95 points. Son avance avait fondu.
J'avais encore une chance de gagner cette compétition et le coeur de Fanny.
Fallait juste que j'arrête de faire le cave pis que je me concentre sur ce que j'avais à faire.
Dans l'espoir de devenir un bon esclave et ainsi faire marcher mon couple.
***
À suivre...
*Photo: http://micheldetiarelov.hautetfort.com/tag/pas+tous+fous+ces+romains
7 commentaires:
Mats Sundin? HAHAHAHAHAHAH !
Il est pas si moche, ce garçon...
Moins de commentaires, mais je lis toujours. T'es un malade, c'est trop drôle te lire. T'as de l'imagination en sale!
C'est pas vraiment mon genre de truc, mais je respect tes choix et plaisirs de ta nouvelle vie.
Tu devrais lui imposer aussi tes choses, car pour bâtir de quoi de solide entre vous 2, cela se passe dans les 2 sens, en ce moment je me demande bien c'est qui le VRAI mec ?
Moi, j>ai juste hate de lire le commentaire du parfait salaud la-dessus!!!
@ Zubba
Comment de l'imagination? C'est pas vrai son truc?
Pat je suis vraiment inquiète. J'ai peur qu'elle te coupe une couille... ou qu'elle te fasse caca su'l chest.
@Newton : J'étais certain que c'était de la fiction, j'ai le cul scié en 2!
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T'as quelque chose à dire, j'en suis certain.